Désormais, c'est dans la mer que s'inscrivent les traces de nos pas et c'est dans le sillage du Westerdam, au petit matin, que se dessine l'esquisse de l'avenir ...






mardi 19 octobre 2010

Jour 10 - Kotor (Montenegro) ou comme dans un cocon!

Montenegro, ça doit signifier « montagnes noires », sans doute. Des montagnes très élevéess, des pics rocheux arides, qui plongent dans un fjord turquoise.

Nuages, bruine, petit vent frisquet (13 degrés C). Nous choisissons d’admirer à distance les clochers des églises et les fortifications de cette très vieille ville accrochée au pied de la falaise, tout au bord de la mer Adriatique.

Journée cocon. Le plaisir de flâner et de lire sur notre véranda. De savourer un moment pour se dorloter : juste à penser qu’il n’y a pas de ménage à faire, ni de courses, ni de rapport à lire, ni d’obligations d’aucune sorte! Juste le plaisir du capuccino fumant, du roman de Anna Quindlen (journaliste au NY Times) Every Last One, et de la sieste pour Po (qui combat une grippe-bronchite-sinusite attrapée en route).


Rebaptiser : Eat, read and sleep!












En même temps, notre cœur vole vers les enfants qui partent à l’école, les grands qui emmènent les petits à la garderie,  tous ceux et celles qui s’en vont travailler et on est un peu gênées … pas habituées à se la couler aussi douce!
Mais on force fort pour s’habituer, rassurez-vous!!!



P.S. Ce pays a une histoire assez bizarre! En 1944, le président Tito avait fait du Montenegro une république. En 1992, les gens ont voté pour rejoindre la Yougoslavie mais en 2006, ils ont de nouveau voté, mais cette fois, pour reprendre leur indépendance! Comme quoi, d’un référendum à l’autre, les choses peuvent changer …  



P.S.2 C’est sans compter les 3000 ans d’histoire qui ont précédé, avec le passage des Turcs, des Grecs, des Romains, des Slaves, puis des Croates et des Serbes. Le Montenegro serait le berceau de la première Yougoslavie, autour de 1920, avec le royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes. Aujourd’hui, donc, c’est un tout petit pays indépendant, qui compte ± 600,000 (moins d’un million) d’habitants!


 

lundi 18 octobre 2010

Jour 9 - Dubrovnik-la-magnifique!

Matin glorieux, qui se lève en longeant la côte de la Croatie, puis s’affirme sous un soleil resplendissant, 220 C, mer calme! Le bonheur! Merveilleuse Dubrovnik, nichée au creux des montagnes et qui descend jusqu’à la mer, en escaliers et en paliers.

Nous partons en taxi, puis à pied, explorer cet univers inconnu. La horde des touristes se fait beaucoup plus discrète ici qu’à Venise, de sorte qu’on peut aller et venir à notre guise, flâner ici et là, s’arrêter pour un café ou une bouchée sans se faire voler tout rond! On finit par passer toute la journée à se promener pour rentrer au bateau en fin d’après-midi. Le bonheur!

La portePILE : l'entrée de la vieille ville


la vieille ville descend vers un petit port de plaisance


à la sortie du port : le pont en «Y»

NOTES DOCUMENTAIRES - Ville millénaire, lourde d’histoire. Fondée par les Romains au 7e siècle, la ville fut placée sous la protection tour à tour de Bysance, de Venise, de la Hongrie et de l’empire ottoman.  République marchande autonome pendant au moins 700 ans, sa flotte rayonnait en Méditerranée, en Asie et jusqu’en Afrique. Cédée à l’Autriche en 1815, elle fut ensuite occupée par les Italiens et les Allemands pendant la 2e guerre mondiale. La Croatie a déclaré son indépendance en 1991; les milices serbes ont alors bombardé Dubrovnik et détruit plusieurs sites historiques importants. Depuis la fin des hostilités, ses habitants sont revenus et elle a repris ses titres de noblesse comme l’un des centres touristiques les plus importants d’Europe. Ici, résistance et résilience ont un sens bien particulier!

un des escaliers menant aux remparts


Fondée au 13e siècle, la vieille ville est pratiquement intacte (elle est constamment restaurée), fort bien tenue, propre et calme. Ravissante, avec toutes ses petites rues et ruelles piétonnières. Au marché public, des étals tenus par des locaux (typiques) offrent fruits, légumes, fruits confits, huile d’olive et toutes sortes de douceurs. Il y flotte une odeur de lavande, à cause des petits sachets qu’on retrouve partout! À l’heure de midi, tous les clochers sonnent en même temps! On voit des vieilles sortir faire leurs courses, des mamans promener le bébé en poussette dans les petites rues étroites et des messieurs discuter sur le trottoir ou au café. Des gens mangent en marchant dans la rue, un cellulaire collé à l’oreille.


le marché public : fruits, épices, lavande

La vieille ville s’ouvre sur un port de plaisance entouré de fortifications. Haut-lieu de négoce touristique, on y trouve de belles pièces d’artisanat traditionnel (verre peint, dentelle, sculpture sur bois) et des œuvres d’art contemporaines, exposées dans des galeries et des boutiques de luxe qui voisinent des églises centenaires. Fabuleux contraste entre l’ancien et le moderne!



coexistence pacifique aux portes du musée

Dubrovnik, inscrite au patrimoine mondial par l’Unesco, est une ville d’une beauté inouïe et ses habitants (les Dubrovnikois?) sont simples et chaleureux. Belle, très belle découverte!


samedi 16 octobre 2010

Jour 7 - Venise

Venise – 118 îles, 400 ponts, des milliers de bateaux et des zillions de touristes!

Arrivée au petit matin


Abordage sous les nuages. Temps tristounet, vent plus que frisquet! Le soleil se fait prier un peu!


une rue = un canal, un pont

Avons suivi la horde à travers les rues et ruelles piétonnières, le long du port, dans les escaliers et les salles du palais des Doges, à travers la place St-Marc … impossible d’échapper à la meute! Pas moins de SIX paquebots géants sont amarrés au port aujourd’hui! Défilé des petits écussons colorés – nous appartenons aux 4 VERT! Une manière comme une autre de se reconnaître et de ne pas se perdre dans la foule. Et quelle foule!


le contraste entre l'ancien et le moderne


le palais des Doges


la célèbre place St-Marc


L’homo touristicus appartient à une espèce assez désagréable en raison de ses mœurs parfois primitives qui peuvent même susciter la violence (le type de violence est au choix des victimes et proportionnelle à la taille de l’agresseur)! On retrouve les spécimens réunis en grappes parfois fort nombreuses, déambulant dans toutes les directions en même temps et émettant les sons les plus diversifiés (du borborygme au juron en passant par les pleurs de bébés). Caractéristique principale : bousculer pour passer en premier, parler fort par-dessus les explications de la guide, jeter sur les autres le regard le plus méprisant possible …


enfilade de rues et de ruelles piétonnières


gondola astronomica!


Est-ce qu’on vous a déjà dit à quel point on apprécie la compagnie de l'homo touristicus? Surtout  quand on le retrouve par milliers d'exemplaires réunis à la même place et à la même heure (que nous, bien sûr)?
 Bref, c’est beau Venise, très beau même, mais y’a beaucoup trop de monde en très peu d’espace!
Faudra revenir après le déluge …

 

vendredi 15 octobre 2010

Jour 6 - navigation en mer Adriatique

Journée en mer quelque part entre l’Italie à l’ouest, la Croatie à l’est. Les côtes sont trop éloignées pour qu'on puisse les voir.
Jour de repos, hyper-relax. Dodo tard. Petit déjeuner à la chambre. De longues heures à flâner et lire sur la terrasse (oui, je sais, ça attire les larmes ... et l'envie!!!) Pauline alterne entre son sudoku électronique et la lecture de  Mange. Prie. Aime de Elizabeth Gilbert.
De mon côté, je dévore l’excellent roman de Tatiana de Rosnay, Sarah’s Key; la sortie du film est prévue ces jours-ci. Deux ouvrages recommandés chaudement à tout le monde –j’ai lu Elizabeth Gilbert en anglais, Eat. Pray. Love et j’ai beaucoup apprécié aussi.
Journée grise, nuageuse. Quelques gouttes de pluie, beaucoup de vent frais. Prions pour un peu de soleil!
Demain,  Venise! D'ici là, on change de fuseau horaire ... et on gagne une heure! Les journées de 25 heures, on aime bien!

jeudi 14 octobre 2010

Jour 5 - Katakolon au Pénépolèse

Le bateau a quitté le Pirée hier soir et navigué tout doucement le long de la côte du Péloponèse, sur une mer tranquille, couverte de nuages. À partir de 19 heures, la noirceur tombe et on ne voit plus la côte. Notre odyssée se poursuit dans le noir, en glissant sur l’eau. Combien de bateaux de toutes sortes ont navigué en ces eaux depuis l’Antiquité et à travers toute l’ère moderne? Que de vestiges datant de tous les âges doivent dormir au fond de la mer en-dessous de nous!
Premier soir de navigation : pluie, vents, orage. On sent à peine bouger cet immense navire qui s’illumine en entier le soir venu. Pauline a entendu gronder le tonnerre pendant la nuit; Armande dort comme une pierre et n’entend rien.
Au matin, on s’éveille à l’ancre devant un petit village grec, Katakolon.  L’escale permet de visiter le site historique d’Olympie où se tenaient les premiers jeux (olympiques) dès 770 ans avant notre ère et jusqu’en l’an 400 environ. Nous choisissons de faire une promenade à pied et d’explorer ce petit port tranquille.

Le port de Katakolon



Au royaume des contrastes!


Shopping pour touristes

Katakolon, sous les nuages et la pluie. Le quai donne sur une rue marchande bordée de boutiques pour touristes – artisanat sympa, ridiculement bon marché. Réfugiées au Arte_Cafe pour se protéger de l’orage; tout autour, plein de mini-ordis branchés sur l’Internet gratuit. Brian Adams, Elton John qui chantent, puis la musique se tait : l’orage débranche tout!






Po joue sur son Sudoki électronique; des touristes Allemands boivent de la bière; des Danois, des capucinos. D’autres, des Américains, regardent tomber la pluie en attendant de pouvoir regagner le bateau.

Notre baleine souriante ...


... souriante et élancée!

Visite à la boutique hors taxe au retour : nous faisons des réserves de bouteilles d’eau d’1,5L qui se vendent (littéralement) 10 fois moins cher qu’à bord!
Et puisqu’on donne dans les achats (aquatiques), impossible de résister à la tentation de rapporter un flacon d’Eau d’Issey … pour la fragrance, bien entendu, mais surtout pour le jeu de mots!


mercredi 13 octobre 2010

Jour 4 - Au revoir Athènes!

À regret nous quittons Athènes, ses innombrables trésors, ses plaisirs urbains, sa pollution, sa circulation anarchique et ses chiens errants. Dans cette ville, règne un climat quasi désertique, sauf 10 jours par an consentis à la pluie, l’humidité, les orages et la grisaille : 5 jours au printemps et 5 en octobre. Nous en avons eu 3 sur 5 et n’avons jamais vu le soleil grec briller sur Athènes! Qu’importe!


Athènes descend jusqu'au Pirée




le Westerdam mouillant au Pirée


Embarquement sur le Westerdam (Holland America), à bord duquel nous naviguerons pendant les 30 prochains jours. Paquebot pratiquement semblable au Noordam que nous avons connu l’an dernier. Luxe, plaisir et volupté … Nous nous sentons déjà familières en ces lieux, d’autant que nous occupons exactement la même cabine, avec véranda ouverte sur la mer (évidemment, tiens)! Même enchantement, même excitation que l’an dernier, mais cette fois il s’agit du Pirée, le plus grand port d’Europe (il s'étire sur 13 kilomètres de littoral!) et l’un des plus anciens aussi sans doute (c’est d’ici que partit Ulysse pour son périple de 12 années …), Malgré son charme, ce port ne se présente pas dutout comme celui de Rome, Civitavecchia, plus romantique et moins formel. Mais quand même …


 

Premières heures à bord : exercice de sécurité obligatoire (2000 passagers rassemblés sur le 3e pont pour la démonstration ceinture de sécurité / sauvetage en mer), installation rapide (quel plaisir de placer nos choses dans les tiroirs en sachant qu’elles y resteront pendant tout un mois!) et premières explorations. Branchement internet facile (mais coûteux), qui peut être capté directement de la chambre sur mon mini-ordi  – ô merveille! Et des petites bulles à l’apéro, pour célébrer ce doux moment! À votre santé!