Désormais, c'est dans la mer que s'inscrivent les traces de nos pas et c'est dans le sillage du Westerdam, au petit matin, que se dessine l'esquisse de l'avenir ...






dimanche 7 novembre 2010

Jours 29 – 30 – mer des Sargasses (océan Atlantique)

lever du jour sur l'Atlantique

Nous voici au beau milieu de l’Atlantique! Nous traversons la mer des Sargasses, la seule mer au monde à n’avoir aucun rivage! Elle loge en ovale entre les bras du Gulf Stream qui se dédouble autour de l’Irlande pour redescendre vers les Antilles. Le capitaine nous apprend que cette mer est caractérisée par des eaux d’une grande pureté -- on peut voir jusqu’à 60 pieds de profondeur-- et par des vents calmes et doux.  Aujourd’hui fait exception, puisqu’on a une très bonne brise du sud-sud-est de force 6, ce qui rafraîchit un peu le temps (25 C, humidité élevée, ciel nuageux) et donne de belles vagues d’environ 10 à 12 pieds.  Bref, ça brasse un peu…


la mer des Sargasses













Ce dimanche 7 novembre est une belle journée, comme hier, comme avant-hier. La vie à bord se déroule tout doucement, ponctuée par les repas, les activités (lectures, jeux, etc.) ou les seules obligations qu’on veut bien se donner (comme la marche matinale sur le 3e pont). À midi, on a servi un brunch au champagne aux 1600 voyageurs (sur 1900) qui en sont à plus d’une croisière à bord de Holland America et qui appartiennent donc à la sélecte association des Mariners.


Les écureuils ...de Katherine Pancol ...


... sont très populaires par ici!


le 3e pont où je marche tôt le matin


jeu de dominos






Maryse initie Pauline aux secrets de l'aquarelle

Le bateau danse sur la mer, se cale au creux des vagues, remonte, plane sur l’eau, replonge, dans un ballet incessant.  Là où le bateau fend la mer, il se forme une écume blanche qui recouvre une eau turquoise, les couleurs de la trace que laisse le bateau derrière lui.  Quel miracle d’ingénierie, un bateau ! Une telle masse, un tel poids et ça flotte! Non seulement ça flotte, mais ça avance sur l’eau, en glissant, presqu’en dansant ! Ô merveille!

Jean et Pauline à la salle à manger

Armande et Maryse à la salle à manger


vendredi 5 novembre 2010

Jour 28 - Traversée de l'Atlantique

Dernière escapade à Funchal, juste pour le plaisir de se balader dans ces jolies rues, par un temps magnifique  …








Ça y est! Nous avons quitté la terre ferme, en s’éloignant de Madère pour gagner l’Atlantique. En partant, le capitaine nous a fait le plaisir de longer tout le versant ouest et sud de l’île. Paysages saisissants, d’une beauté exceptionnelle : des récifs escarpés plongeant droit dans la mer (on nous a dit que se trouve à Madère le plus haut récif du monde), des collines et des vallons qui ondulent dans le soleil couchant, des pics, des falaises, des rivages. Partout, des routes en serpentin, des tunnels qui percent les montagnes et des ponts spectaculaires qui les enjambent. Un vrai pays de casse-cou! Partout, des villages, des hameaux, des regroupements de maisons et d’édifices, en pierre blanche ou rose, avec tout autour des plantations de vignes en escalier, des potagers prolifiques, une nature verdoyante et somptueuse! Que de beauté! Juste quelques images …
 
 
 
 
 

En partant, le capitaine nous a donné les prévisions météo pour la traversée : il s’attend à un ciel clair, du soleil et peut-être quelques nuages, des vents calmes de 25 nœuds environ, des vagues de 2 à 3 mètres tout au plus et à une  température autour de 75 F (25 C). Difficile de se plaindre!
Il nous a aussi dit que l’itinéraire choisi vise à suivre les courants dominants et prendre avantage des vents et des conditions atmosphériques. La trajectoire du bateau pourrait se modifier en cours de route si les conditions météo l’exigeaient mais pour l’instant, tout laisse croire que nous connaîtrons une traversée calme, sans tempête ni gros mauvais temps. Toujours ça de pris!
Certains passagers auraient quitté la croisière à l’escale de Lisbonne, découragés par les conditions difficiles que nous avons connues pendant quelques jours. Dommage! Ici, tout le monde a le cœur solide et pas question de quitter le bateau!

... s'éloigner de la terre ferme pour sept jours!


Journées de détente et de repos en vue : marche matinale sur le pont, exercices au choix, lecture, jeux (Jean et Maryse nous ont initiées au domino!) et passe-temps, cinéma, concerts, casino, apéros, repas, dodo.  La grosse vie, quoi!
À venir : quelques images de notre vie en mer!

mercredi 3 novembre 2010

Jour 25 – en mer / Jours 26 et 27 – Funchal (Madère – Portugal)


lever de soleil sur l'Atlantique ce matin

La belle île! La jolie île! Éblouissante et magnifique! Toute en dentelle de rivages, en rochers, en côtes escarpées plongeant dans la mer, en petites routes qui serpentent à flanc de rocher! Tout autour de l’île, des villages agrippés aux montagnes, où les jardins grimpent en escalade. À couper le souffle, émotions garanties! Les photos parlent d’elles-mêmes!













Le temps s’est calmé et depuis hier nous naviguons sur des eaux plus calmes. Nuit paisible et réveil de bonne humeur pour tout le monde! Les «malades» sont guéris et courent à nouveau la galipote! Tant mieux!
L’île de Madère (avec sa capitale Funchal) est notre dernière escale avant la grande traversée. On en profite pour faire des provisions (de vin entre autres), les ultimes achats de souvenirs, les dernières promenades à pied en ville.


































Funchal est séduisante et très agréable. Les gens semblent y couler une existence paisible, animée et sereine. Habituelle pause capuccino en ville pour les grands-mères!





On ne trouve plus guère de traces de la méchante tempête qui a déversé des torrents de boue sur la ville il y a quelques mois. Tout a été réparé, nettoyé, restauré. Seule la rivière qui traverse la ville a perdu la toiture fleurie qui lui donnait tout son charme. Mais pour le reste, tout est aussi joli!






Demain, nous prendrons la mer pour une traversée de sept jours. On s’en reparle!


le coucher de soleil ce soir


Funchal la nuit!





lundi 1 novembre 2010

Jour 24 - Lisbonne (Portugal)

Difficile de capter le mauvais temps! Vues du 6e étage du bateau,
les vagues de 15 pieds de haut ont l'air presqu'inoffensives  ...

Nuit très agitée. Navigation sur une mer très formée, des vents violents, des vagues de 15 pieds de haut! Le bateau a peiné toute la nuit, cogné, frappé, geint, brassé, bardassé, fait tous les temps! Après autant d’heures à se faire ainsi malaxer, les cœurs les plus solides finissent par céder au roulis … Plusieurs «malades» à bord, ce matin! Notre arrivée à Lisbonne a été retardée d’une heure puisque le mauvais temps a empêché le bateau d’avancer à la vitesse prévue.
Finalement, nous avons découvert Lisbonne, sous le soleil et par grand vent! Ville portuaire millénaire, c’est d’ici que sont partis les découvreurs qui ont sillonné toutes les mers du globe pour explorer l’Asie, l’Afrique, l’Amérique, du XIVe au XVIe siècle.

La tour de Bélem - forteresse vieille de 500 ans



L'avenue de la Liberté : les Champs-Élysés de Lisbonne



Le monument à la mémoire des «héros» des guerres coloniales



L'église et le monastère de Jeronimo - le site le plus visité du Portugal!

Plusieurs monuments rappellent l’histoire du Portugal, qui fut jadis une grande puissance coloniale, et de sa capitale Lisbonne, qui fut un important centre de commerce international. La gloire des siècles passés transparaît dans la fierté et la dignité de ce peuple désormais engagé dans la modernité.
Un monument récent à la gloire des découvreurs


Commandé par les évêques, le Christ-Roi
surplombe le Tage, semblable à son jumeau brésilien







Le (nouveau) pont qui enjambe le Tage est le jumeau du Golden Gate à San Francisco, et a été construit par la même firme américaine. Sauf qu’ici, on l’a élargi le tablier du pont en supprimant les passages piétonniers et aménagé en dessous des voitures un étage réservé au train qui assure le transport des résidents de l’autre rive qui viennent travailler à Lisbonne. De l’autre côté du pont, se dresse la statue du Christ-Roi, construite par les évêques catholiques portugais (pour remercier le ciel d’avoir préservé la neutralité du Portugal pendant la 2e guerre mondiale) et semblable à celle qui surplombe la baie de Rio au Brésil.


Régate sous le pont du 25 avril, ainsi nommé pour commémorer
la Révolution des oeillets en 1974





Comme toutes les villes côtières, Lisbonne possède une magnifique marina


Maryse et Jean à Lisbonne



Armande au parc de Bélem à Lisbonne








Nous repartons ce soir en direction de Funchal, sur l’île de Madère, en plein Atlantique, que nous atteindrons après-demain. Ce sera notre dernière escale avant de traverser l’Atlantique …  hélàs, la dernière étape de l’aventure!

Lisbonne de nuit