Désormais, c'est dans la mer que s'inscrivent les traces de nos pas et c'est dans le sillage du Westerdam, au petit matin, que se dessine l'esquisse de l'avenir ...






samedi 16 octobre 2010

Jour 7 - Venise

Venise – 118 îles, 400 ponts, des milliers de bateaux et des zillions de touristes!

Arrivée au petit matin


Abordage sous les nuages. Temps tristounet, vent plus que frisquet! Le soleil se fait prier un peu!


une rue = un canal, un pont

Avons suivi la horde à travers les rues et ruelles piétonnières, le long du port, dans les escaliers et les salles du palais des Doges, à travers la place St-Marc … impossible d’échapper à la meute! Pas moins de SIX paquebots géants sont amarrés au port aujourd’hui! Défilé des petits écussons colorés – nous appartenons aux 4 VERT! Une manière comme une autre de se reconnaître et de ne pas se perdre dans la foule. Et quelle foule!


le contraste entre l'ancien et le moderne


le palais des Doges


la célèbre place St-Marc


L’homo touristicus appartient à une espèce assez désagréable en raison de ses mœurs parfois primitives qui peuvent même susciter la violence (le type de violence est au choix des victimes et proportionnelle à la taille de l’agresseur)! On retrouve les spécimens réunis en grappes parfois fort nombreuses, déambulant dans toutes les directions en même temps et émettant les sons les plus diversifiés (du borborygme au juron en passant par les pleurs de bébés). Caractéristique principale : bousculer pour passer en premier, parler fort par-dessus les explications de la guide, jeter sur les autres le regard le plus méprisant possible …


enfilade de rues et de ruelles piétonnières


gondola astronomica!


Est-ce qu’on vous a déjà dit à quel point on apprécie la compagnie de l'homo touristicus? Surtout  quand on le retrouve par milliers d'exemplaires réunis à la même place et à la même heure (que nous, bien sûr)?
 Bref, c’est beau Venise, très beau même, mais y’a beaucoup trop de monde en très peu d’espace!
Faudra revenir après le déluge …

 

vendredi 15 octobre 2010

Jour 6 - navigation en mer Adriatique

Journée en mer quelque part entre l’Italie à l’ouest, la Croatie à l’est. Les côtes sont trop éloignées pour qu'on puisse les voir.
Jour de repos, hyper-relax. Dodo tard. Petit déjeuner à la chambre. De longues heures à flâner et lire sur la terrasse (oui, je sais, ça attire les larmes ... et l'envie!!!) Pauline alterne entre son sudoku électronique et la lecture de  Mange. Prie. Aime de Elizabeth Gilbert.
De mon côté, je dévore l’excellent roman de Tatiana de Rosnay, Sarah’s Key; la sortie du film est prévue ces jours-ci. Deux ouvrages recommandés chaudement à tout le monde –j’ai lu Elizabeth Gilbert en anglais, Eat. Pray. Love et j’ai beaucoup apprécié aussi.
Journée grise, nuageuse. Quelques gouttes de pluie, beaucoup de vent frais. Prions pour un peu de soleil!
Demain,  Venise! D'ici là, on change de fuseau horaire ... et on gagne une heure! Les journées de 25 heures, on aime bien!

jeudi 14 octobre 2010

Jour 5 - Katakolon au Pénépolèse

Le bateau a quitté le Pirée hier soir et navigué tout doucement le long de la côte du Péloponèse, sur une mer tranquille, couverte de nuages. À partir de 19 heures, la noirceur tombe et on ne voit plus la côte. Notre odyssée se poursuit dans le noir, en glissant sur l’eau. Combien de bateaux de toutes sortes ont navigué en ces eaux depuis l’Antiquité et à travers toute l’ère moderne? Que de vestiges datant de tous les âges doivent dormir au fond de la mer en-dessous de nous!
Premier soir de navigation : pluie, vents, orage. On sent à peine bouger cet immense navire qui s’illumine en entier le soir venu. Pauline a entendu gronder le tonnerre pendant la nuit; Armande dort comme une pierre et n’entend rien.
Au matin, on s’éveille à l’ancre devant un petit village grec, Katakolon.  L’escale permet de visiter le site historique d’Olympie où se tenaient les premiers jeux (olympiques) dès 770 ans avant notre ère et jusqu’en l’an 400 environ. Nous choisissons de faire une promenade à pied et d’explorer ce petit port tranquille.

Le port de Katakolon



Au royaume des contrastes!


Shopping pour touristes

Katakolon, sous les nuages et la pluie. Le quai donne sur une rue marchande bordée de boutiques pour touristes – artisanat sympa, ridiculement bon marché. Réfugiées au Arte_Cafe pour se protéger de l’orage; tout autour, plein de mini-ordis branchés sur l’Internet gratuit. Brian Adams, Elton John qui chantent, puis la musique se tait : l’orage débranche tout!






Po joue sur son Sudoki électronique; des touristes Allemands boivent de la bière; des Danois, des capucinos. D’autres, des Américains, regardent tomber la pluie en attendant de pouvoir regagner le bateau.

Notre baleine souriante ...


... souriante et élancée!

Visite à la boutique hors taxe au retour : nous faisons des réserves de bouteilles d’eau d’1,5L qui se vendent (littéralement) 10 fois moins cher qu’à bord!
Et puisqu’on donne dans les achats (aquatiques), impossible de résister à la tentation de rapporter un flacon d’Eau d’Issey … pour la fragrance, bien entendu, mais surtout pour le jeu de mots!


mercredi 13 octobre 2010

Jour 4 - Au revoir Athènes!

À regret nous quittons Athènes, ses innombrables trésors, ses plaisirs urbains, sa pollution, sa circulation anarchique et ses chiens errants. Dans cette ville, règne un climat quasi désertique, sauf 10 jours par an consentis à la pluie, l’humidité, les orages et la grisaille : 5 jours au printemps et 5 en octobre. Nous en avons eu 3 sur 5 et n’avons jamais vu le soleil grec briller sur Athènes! Qu’importe!


Athènes descend jusqu'au Pirée




le Westerdam mouillant au Pirée


Embarquement sur le Westerdam (Holland America), à bord duquel nous naviguerons pendant les 30 prochains jours. Paquebot pratiquement semblable au Noordam que nous avons connu l’an dernier. Luxe, plaisir et volupté … Nous nous sentons déjà familières en ces lieux, d’autant que nous occupons exactement la même cabine, avec véranda ouverte sur la mer (évidemment, tiens)! Même enchantement, même excitation que l’an dernier, mais cette fois il s’agit du Pirée, le plus grand port d’Europe (il s'étire sur 13 kilomètres de littoral!) et l’un des plus anciens aussi sans doute (c’est d’ici que partit Ulysse pour son périple de 12 années …), Malgré son charme, ce port ne se présente pas dutout comme celui de Rome, Civitavecchia, plus romantique et moins formel. Mais quand même …


 

Premières heures à bord : exercice de sécurité obligatoire (2000 passagers rassemblés sur le 3e pont pour la démonstration ceinture de sécurité / sauvetage en mer), installation rapide (quel plaisir de placer nos choses dans les tiroirs en sachant qu’elles y resteront pendant tout un mois!) et premières explorations. Branchement internet facile (mais coûteux), qui peut être capté directement de la chambre sur mon mini-ordi  – ô merveille! Et des petites bulles à l’apéro, pour célébrer ce doux moment! À votre santé!








mardi 12 octobre 2010

Jour 3 - Athènes : ruines, Co2 et capucinos

  

Le Parthénon au sommet de l'Acropole
 
 
Le temple de Nike (la déesse grecque de la victoire)

Aujourd’hui : leçon d’histoire grecque 101, ancienne et moderne! Cours intensif pendant la visite guidée de l’Acropole – 200 marches à grimper (en grec, Acropole désigne la montagne la plus élevée de la ville), du Parthénon, de l’Odéon, des principaux  sites historiques antiques et modernes d’Athènes ainsi que du magnifique musée (ultra-moderne) de l’Acropole.  Ce docte tour de ville nous a permis de rencontrer une guide d’une culture fabuleuse, une vraie mine de renseignements. Elle peut autant parler des Caryatides (ces statues de femmes qui soutiennent le temple d’Erechtheion) que du régime politique actuel ou du phénomène des chiens errants qui pullulent en ville! (Hannia, je ne sais pas si cette ville d'Athènes te convient …)



marcheuse fatiguée devant l'entrée du nouveau Musée de l'Acropole
  Cette ville est édifiée sur plus de 2,500 ans d’histoire. On rencontre des sites archéologiques un peu partout, au milieu des places publiques, des squares, des parcs. Les édifices modernes de l’Université, du Parlement ou de la bibliothèque nationale côtoient les ruines du temple de Zeus ou l’arche d’Hadrien (celui de Marguerite Yourcenar!).  


Athènes est surtout une ville merveilleusement vivante, active, animée, passionnante. Très densément peuplée,  composée de milliers de petites rues et ruelles où s’enfilent des boutiques, des cafés, des échoppes, des ateliers, et surtout où circule une foule bigarrée, très hétérogène, détendue et affable. Certains  coins comme la Plaka sont de véritables bazars à ciel ouvert. On y rencontre toute sorte de monde : des jeunes bavards et sexy, des vieux qui jouent au crib sous un arbre, des gens de tout âge qui vont au travail ou font leurs courses, des gitans, des enfants, des musiciens, des commerçants, des livreurs, des camionneurs, de tout! Et on y vend de tout aussi, autant de la camelote à touristes que des vêtements de confection main haut de gamme, des meubles design ou de l’huile d’olive bio pression à froid!













Camions, autocars, bus, voitures hybrides et autres circulent sur les grandes artères autant que dans les rues étroites et les ruelles minuscules : les conducteurs font des miracles à longueur de journée! On croise des millions de motos, scooters, mobylettes en tout genre, qui foncent souvent à contresens de la circulation ou se faufilent  en zigzaguant entre les autobus et les taxis – toujours au péril de leur vie!!! Disons que la circulation à Athènes relève de la plus haute fantaisie, elle donne lieu à des prouesses inimaginables et ressemble à une sorte d’improvisation calculée où l’on retient son souffle en souhaitant  que le hasard fasse bien les choses!



des milliers de pout-pouts à 2 roues!





prendre une bouchée et consulter la carte de la ville




Journée d’apprentissage donc, d’initiation culturelle intensive! Après la visite guidée (de 9 à 14 heures), nous avons marché plusieurs heures (Kim : au total ± 7 km!) à travers rues et ruelles achalandées pour regagner notre hôtel,  tantôt en nous arrêtant pour une bouchée et un café à une terrasse, tantôt en fouinant dans les boutiques ou en flânant tout simplement dans cette capitale historique extraordinaire! Disons que la vie grouillante d’Athènes offre un contraste extrême avec notre campagne placide et que le terme «urbanité»  prend ici une couleur passionnée et passionnante.  

une petite rue typique de la Plaka



Athènes : une ville dense et moderne assise sur 2500 ans d'histoire

Vous dire qu’on aime cette ville? Quel euphémisme!

lundi 11 octobre 2010

Jours 1 et 2 - Montréal - Athènes




 Ça y est! C’est parti! Agréable départ de Montréal, sous le soleil, par un beau dimanche après-midi d’automne. Merci à Charles-O de nous avoir très gentiment emmenées à Dorval en partant de Stanstead  (emputant ainsi de plusieurs heures son congé familial et son repos dominical)!





Un mot sur les inqualifiables tracasseries des garde-frontières : encore une fois, la fouille totale, les bagages ouverts, inspectés, nos effets éparpillés, étalés, tout mêlés—et nous qui avons malgré tout ravalé patiemment, réussi à rester calmes et à ne pas en mordre un-e ou deux de ces détestables bouledogues en uniforme et à l’air bête – enfin, on a fini par ramasser bravement nos effets et à continuer notre route sans hurler … Faudrait bien un jour que quelqu’un proteste et lance un débat public sur ces abus de pouvoirs qui ont lieu systématiquement et quotidiennement dans les aéroports du Canada sous de fallacieux prétextes de sécurité. Voir si on fait la chasse aux «terroristes» en confisquant le dentifrice d’une soixantenaire handicapée et respectable! Quelle bouffonnerie! (fin de la protestation)
Bon, enfin. Vol très agréable sur Air Transat -- petites bulles, bouffe OK, petit dodo, service impeccable -- 9 heures au total. Arrivée à Athènes sous les nuages (16 degrés C) lundi matin tôt. Ville animée, grouillante, pleine de vie et d’histoire! Voici quelques premières images captées dans le taxi et celles du premier repas à une terrasse.















Hôtel très bien, au centre-ville. Chambre confortable. Bienheureuse douche en arrivant! Du balcon de notre chambre, on peut voir l’acropole, qui s’illumine le soir! Ce soir, on fait dodo dans le berceau du patriarcat …

L'Acropole vue du balcon de notre hôtel

La rue du 3 octobre où se  trouve l'hôtel Grand Polis

Et devinez ce qui joue en ce moment à la télé, sur TV5? Rien d’autre que notre (La) PETITE VIE nationale, en langue québécoise avec sous-titres en français! Décidément, on n’en sort jamais vraiment!!!