Désormais, c'est dans la mer que s'inscrivent les traces de nos pas et c'est dans le sillage du Westerdam, au petit matin, que se dessine l'esquisse de l'avenir ...






samedi 23 octobre 2010

Jour 14 - Trapani (Sicile)

Samedi - courte escale en Sicile. Un pied en Italie ... et tout le charme de ce pays qui jaillit tout à coup!
La langue, extravagante et chantante! Le meilleur café du monde!
La beauté, le raffinement, le sex appeal dans les moindres détails.
Des boutiques, le goût du luxe. Curso Vittore Emmanuele.
Les gens ici ont ce qu'on appelle de la «classe», surtout dans les détails.
Des tissus, des vêtements, des tricots.
Et quelles chaussures -- on en connaît qu'il serait difficile de freiner!

Lever de soleil sur la Sicile




Le volcan Etna





Ciao, Trapani bella!


vendredi 22 octobre 2010

Jour 13 - Valletta (Malte)


Vendredi, 22 octobreBon anniversaire Charles-O!
la forteresse à l'aube

Temps superbe et parfait, ensoleillé, assez chaud pas trop! Escale d’une petite journée à Malte : une île et deux plus petites, au total 96 milles carrés, 400,000 habitants! Oui, ils sont littéralement entassés les uns par-dessus les autres! À Valletta, la capitale et la ville où nous accostons, et tout le long de la côte, on voit des immeubles de plusieurs étages, au moins 3 ou 4, parfois beaucoup plus dans les quartiers résidentiels, pour les hôtels de luxe et dans les sites de villégiature.


À l’entrée du port, une des nombreuses forteresses de l’île, entourée de murailles. Ailleurs, il existe encore les vestiges de temples préhistoriques (remontant à plus de 4000 ans avant notre ère), que l’on protège des intempéries et du soleil en les couvrant de toiles qui servent de toit.




Avons fait une belle et longue visite guidée à travers Valletta et tout autour de l’île.  Avons découvert un pays d’une très grande beauté, d’une richesse remarquable, d’une diversité étonnante. Heureusement, la guide (très cultivée) ne nous a pas donné seulement le nom de toutes les églises qui se trouvaient sur notre chemin (et il y en a plus d’une dans ce pays très très catholique), mais elle nous a aussi raconté à grands traits les 6 à 7,000 (sept MILLE) ans d’histoire qui se sont déroulés ici. Fabuleux! En plus, elle est férue de linguistique et nous a donné plein de précisions sur le maltais, oui, oui, la langue nationale ici!, qui serait une langue «fortement sémitique», avec des influences successives du romance, de l’arabe et de l’anglais. Une langue reconnue officiellement, qui compte ses écrivains, ses poètes, ses traducteurs. Mes ami-e-s linguistes auraient été ravies d’apprendre que les «g» doivent être glissés et les «k» prononcés tch (comme T'ai chi).

6000 ans à se défendre, ça donne des centaines de forteresses!


des murets de pierre sèche







Bon. Je vous épargne les Phéniciens, les Romains, l’Ordre des chevaliers de St-Jean (ceux qui ont fondé des hôpitaux et l’ambulance qui porte leur nom) au Moyen-Âge, Napoléon qui a pillé des églises, les Anglais qui sont venus chasser Napoléon et qui ont régné sur Malte jusqu’à l’indépendance en 1964. Juste un mot sur St-Paul qui aurait échoué ici, en route vers Rome, sur cette petite île qui porte son nom depuis lors, évidemment! Il y aurait même une relique de son bateau, attestant de la véracité de cette histoire, que St-Luc, évangéliste (et médecin) aurait racontée, lui qui suivait St-Paul sur un autre bateau. (Dans mon enfance, St-Paul, c’est celui qui était tombé de son cheval, me semble-t-il. Ici, il y a plein de jolis chevaux qui tirent des calèches et St-Paul a une histoire de bateau plutôt …)


L'ile où St-Paul s'échoua.
Derrière, c'est la Calypso, d'où Ulysse entendait le chant des syrènes...

Joséphine nous a aussi parlé d’agriculture, de productions industrielles, du régime politique. République, démocratie parlementaire, représentation proportionnelle au Parlement. Sur des terres dont la couleur varie selon la teneur en chaux (limon), il pousse plein de choses, dont des olives (pour l’huile), des raisins (pour le vin), des patates (ils en exportent même en Allemagne – kartofel), des caroubiers (St-Jean Baptiste se serait nourri de caroube pendant sa traversée du désert – ça remonte à loin, le goût du chocolat dans la famille!!!). Les Maltais exportent aussi des produits pharmaceutiques et informatiques – deux secteurs assez payants, n’est-ce pas!
D’ailleurs, ce pays est riche, très riche! Ça se voit, même dans les quartiers pauvres, les villages de pêcheurs ou dans ce qu’on pourrait appeler l’arrière-pays, c.a.d. les terres à l’intérieur de l’île, éloignées du bord de la mer. Il n’y a pas de clôture ici, seulement des murets de pierre sèche, c.a.d. érigés sans mortier. C’est le petit gravier qui se sédimente avec le temps et qui donne à ces constructions une solidité supérieure au ciment.  


Marsaxlokk : un village de pêcheurs


au petit marché : huile d'olive et liqueur de pommegrenade


Carrefour au centreville






Bref, nous avons beaucoup beaucoup appris aujourd’hui sur cette île dont nous ignorions qui l’existence, qui la situation précise en Méditerranée, jusqu’à ces dernières semaines. J’adore ce côté-là de la croisière, qui nous fait débarquer sur un sol totalement inconnu et faire mille découvertes en peu de temps. Comme si tout un univers se révélait soudain à nous, tout d’un coup, là où il n’y avait qu’ignorance auparavant.  Bien sûr, il s’agit d’une connaissance très superficielle, très parcellaire et probablement éphémère, mais quand même! Ça laissera des traces, c’est certain, au moins autant que les photos.

deux vraies touristes ...


... de retour au bateau!


P.S. Demain, promis, je serai moins bavarde à propos de la Sicile!
P.S.2 – Ça serait chouette de recevoir des commentaires de temps à autre, histoire de savoir si vous nous lisez et si ça vous plaît! Merci à l’avance si vous avez le temps de faire un tout petit effort!

jeudi 21 octobre 2010

Jour 12 - En mer sur le Westerdam

Journée de navigation et de «stationnement» en mer. La distance étant très faible entre Corfou, notre escale d’hier, et l’île de Malte, que nous visiterons demain, le bateau avance à très faible vitesse et a même fait un arrêt (une pause à l’ancre) en pleine mer tout l’après-midi.
l'atrium --  l'escaliker central située à «Deck 3, Deck 2 and Main Deck midship»

la piscine du lido en des moments plus tranquilles qu'aujourd'hui


notre «stateroom» 6049


un jeu d'échecs géant!
 On en profite pour vous faire visiter un peu le bateau : la piscine, l’atrium (sorte de place centrale) notre chambre, et, tout spécialement pour nos amour-e-s, les petits animaux en ratine qui se retrouvent chaque soir sur notre lit. Il y en a un pour chacun-e … avec des bisous des grands-mères xxxoooxoxoxo!


un papillon pour Jules



un paon pour Marine



un éléphant pour Colin



un petit chien pour Romane



et un cygne (?) pour les parents!

Toutes sortes d'activités au programme pour amuser la galerie : conférence, cours (de cuisine, d'informatique), concours au bord de la piscine, disco, bbq, casino, bingo mais aussi une marche en appui à la recherche pour vaincre le cancer du sein :

 
... de quoi se rappeler qu'il faut profiter de la vie pendant qu'on a la santé!

mercredi 20 octobre 2010

Jour 11 - Corfu (Grèce)

8 h - Magnifique journée! Soleil resplendissant et chaud! ENFIN!!! Ça fait du bien d’avoir du beau temps et de la chaleur … Le fameux soleil de la Grèce!
 
premier regard sur Corfou

 
les fortifications de la vieille ville



10 h - En avons profité pour explorer à pied les rues de la vieille ville, au cœur de Corfou. Une belle balade de plusieurs heures, ponctuée par une pause – capuccino, comme il se doit. Cette fois, nous nous sommes arrêtées le long d’une allée magnifique, le Liston, conçue et dessinée sur le modèle de l’avenue du Rivoli à Paris. La ressemblance est frappante!


Le Liston : l'avenue du rivoli de Corfou



 
pause - capuccino

12 h - Les Grecs sont des gens gentils, souriants, calmes. Ici, les enfants sont des rois! On les voit partout se faire cajoler, embrasser, bécoter.  Au centre de de la vieille ville, entre les boutiques de luxe et les étalages d’artisanat local, on trouve une pharmacie, une épicerie, un petit marché de fruits et légumes, où les résident-e-s de ce quartier historique font leur courses, le plus naturellement du monde, en s’accommodant fort bien de la présence des (très nombreux) touristes autour d’eux!




14 h - Sur la route qui mène au port, on passe la marina : de vieilles barques de pêche côtoient de luxueux yachts de plaisance et quelques voiliers sympathiques. Port très hétérogène, où notre gros paquebot trône comme une reine. C’est qu’il reprend son souffle après avoir traversé de très forts vents, la nuit dernière. Nous, on aime bien quand la mer est agitée : on s’endort en se faisant bercer comme des bébés!




à la marina : comteur d'eau et de courant pour les bateaux amarrés!


Le Westerdam au quai de Corfou


 17 h. - Et on repart vers la mer Ionienne, dans un somptueux coucher de soleil sur une mer calme! La belle vie, quand même!


coucher de soleil sur le détroit de Corfou


mardi 19 octobre 2010

Jour 10 - Kotor (Montenegro) ou comme dans un cocon!

Montenegro, ça doit signifier « montagnes noires », sans doute. Des montagnes très élevéess, des pics rocheux arides, qui plongent dans un fjord turquoise.

Nuages, bruine, petit vent frisquet (13 degrés C). Nous choisissons d’admirer à distance les clochers des églises et les fortifications de cette très vieille ville accrochée au pied de la falaise, tout au bord de la mer Adriatique.

Journée cocon. Le plaisir de flâner et de lire sur notre véranda. De savourer un moment pour se dorloter : juste à penser qu’il n’y a pas de ménage à faire, ni de courses, ni de rapport à lire, ni d’obligations d’aucune sorte! Juste le plaisir du capuccino fumant, du roman de Anna Quindlen (journaliste au NY Times) Every Last One, et de la sieste pour Po (qui combat une grippe-bronchite-sinusite attrapée en route).


Rebaptiser : Eat, read and sleep!












En même temps, notre cœur vole vers les enfants qui partent à l’école, les grands qui emmènent les petits à la garderie,  tous ceux et celles qui s’en vont travailler et on est un peu gênées … pas habituées à se la couler aussi douce!
Mais on force fort pour s’habituer, rassurez-vous!!!



P.S. Ce pays a une histoire assez bizarre! En 1944, le président Tito avait fait du Montenegro une république. En 1992, les gens ont voté pour rejoindre la Yougoslavie mais en 2006, ils ont de nouveau voté, mais cette fois, pour reprendre leur indépendance! Comme quoi, d’un référendum à l’autre, les choses peuvent changer …  



P.S.2 C’est sans compter les 3000 ans d’histoire qui ont précédé, avec le passage des Turcs, des Grecs, des Romains, des Slaves, puis des Croates et des Serbes. Le Montenegro serait le berceau de la première Yougoslavie, autour de 1920, avec le royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes. Aujourd’hui, donc, c’est un tout petit pays indépendant, qui compte ± 600,000 (moins d’un million) d’habitants!


 

lundi 18 octobre 2010

Jour 9 - Dubrovnik-la-magnifique!

Matin glorieux, qui se lève en longeant la côte de la Croatie, puis s’affirme sous un soleil resplendissant, 220 C, mer calme! Le bonheur! Merveilleuse Dubrovnik, nichée au creux des montagnes et qui descend jusqu’à la mer, en escaliers et en paliers.

Nous partons en taxi, puis à pied, explorer cet univers inconnu. La horde des touristes se fait beaucoup plus discrète ici qu’à Venise, de sorte qu’on peut aller et venir à notre guise, flâner ici et là, s’arrêter pour un café ou une bouchée sans se faire voler tout rond! On finit par passer toute la journée à se promener pour rentrer au bateau en fin d’après-midi. Le bonheur!

La portePILE : l'entrée de la vieille ville


la vieille ville descend vers un petit port de plaisance


à la sortie du port : le pont en «Y»

NOTES DOCUMENTAIRES - Ville millénaire, lourde d’histoire. Fondée par les Romains au 7e siècle, la ville fut placée sous la protection tour à tour de Bysance, de Venise, de la Hongrie et de l’empire ottoman.  République marchande autonome pendant au moins 700 ans, sa flotte rayonnait en Méditerranée, en Asie et jusqu’en Afrique. Cédée à l’Autriche en 1815, elle fut ensuite occupée par les Italiens et les Allemands pendant la 2e guerre mondiale. La Croatie a déclaré son indépendance en 1991; les milices serbes ont alors bombardé Dubrovnik et détruit plusieurs sites historiques importants. Depuis la fin des hostilités, ses habitants sont revenus et elle a repris ses titres de noblesse comme l’un des centres touristiques les plus importants d’Europe. Ici, résistance et résilience ont un sens bien particulier!

un des escaliers menant aux remparts


Fondée au 13e siècle, la vieille ville est pratiquement intacte (elle est constamment restaurée), fort bien tenue, propre et calme. Ravissante, avec toutes ses petites rues et ruelles piétonnières. Au marché public, des étals tenus par des locaux (typiques) offrent fruits, légumes, fruits confits, huile d’olive et toutes sortes de douceurs. Il y flotte une odeur de lavande, à cause des petits sachets qu’on retrouve partout! À l’heure de midi, tous les clochers sonnent en même temps! On voit des vieilles sortir faire leurs courses, des mamans promener le bébé en poussette dans les petites rues étroites et des messieurs discuter sur le trottoir ou au café. Des gens mangent en marchant dans la rue, un cellulaire collé à l’oreille.


le marché public : fruits, épices, lavande

La vieille ville s’ouvre sur un port de plaisance entouré de fortifications. Haut-lieu de négoce touristique, on y trouve de belles pièces d’artisanat traditionnel (verre peint, dentelle, sculpture sur bois) et des œuvres d’art contemporaines, exposées dans des galeries et des boutiques de luxe qui voisinent des églises centenaires. Fabuleux contraste entre l’ancien et le moderne!



coexistence pacifique aux portes du musée

Dubrovnik, inscrite au patrimoine mondial par l’Unesco, est une ville d’une beauté inouïe et ses habitants (les Dubrovnikois?) sont simples et chaleureux. Belle, très belle découverte!