Désormais, c'est dans la mer que s'inscrivent les traces de nos pas et c'est dans le sillage du Westerdam, au petit matin, que se dessine l'esquisse de l'avenir ...






lundi 1 novembre 2010

Jour 24 - Lisbonne (Portugal)

Difficile de capter le mauvais temps! Vues du 6e étage du bateau,
les vagues de 15 pieds de haut ont l'air presqu'inoffensives  ...

Nuit très agitée. Navigation sur une mer très formée, des vents violents, des vagues de 15 pieds de haut! Le bateau a peiné toute la nuit, cogné, frappé, geint, brassé, bardassé, fait tous les temps! Après autant d’heures à se faire ainsi malaxer, les cœurs les plus solides finissent par céder au roulis … Plusieurs «malades» à bord, ce matin! Notre arrivée à Lisbonne a été retardée d’une heure puisque le mauvais temps a empêché le bateau d’avancer à la vitesse prévue.
Finalement, nous avons découvert Lisbonne, sous le soleil et par grand vent! Ville portuaire millénaire, c’est d’ici que sont partis les découvreurs qui ont sillonné toutes les mers du globe pour explorer l’Asie, l’Afrique, l’Amérique, du XIVe au XVIe siècle.

La tour de Bélem - forteresse vieille de 500 ans



L'avenue de la Liberté : les Champs-Élysés de Lisbonne



Le monument à la mémoire des «héros» des guerres coloniales



L'église et le monastère de Jeronimo - le site le plus visité du Portugal!

Plusieurs monuments rappellent l’histoire du Portugal, qui fut jadis une grande puissance coloniale, et de sa capitale Lisbonne, qui fut un important centre de commerce international. La gloire des siècles passés transparaît dans la fierté et la dignité de ce peuple désormais engagé dans la modernité.
Un monument récent à la gloire des découvreurs


Commandé par les évêques, le Christ-Roi
surplombe le Tage, semblable à son jumeau brésilien







Le (nouveau) pont qui enjambe le Tage est le jumeau du Golden Gate à San Francisco, et a été construit par la même firme américaine. Sauf qu’ici, on l’a élargi le tablier du pont en supprimant les passages piétonniers et aménagé en dessous des voitures un étage réservé au train qui assure le transport des résidents de l’autre rive qui viennent travailler à Lisbonne. De l’autre côté du pont, se dresse la statue du Christ-Roi, construite par les évêques catholiques portugais (pour remercier le ciel d’avoir préservé la neutralité du Portugal pendant la 2e guerre mondiale) et semblable à celle qui surplombe la baie de Rio au Brésil.


Régate sous le pont du 25 avril, ainsi nommé pour commémorer
la Révolution des oeillets en 1974





Comme toutes les villes côtières, Lisbonne possède une magnifique marina


Maryse et Jean à Lisbonne



Armande au parc de Bélem à Lisbonne








Nous repartons ce soir en direction de Funchal, sur l’île de Madère, en plein Atlantique, que nous atteindrons après-demain. Ce sera notre dernière escale avant de traverser l’Atlantique …  hélàs, la dernière étape de l’aventure!

Lisbonne de nuit


dimanche 31 octobre 2010

Jour 23 – Cadix, Andalousie

Délicieuse, merveilleuse Andalousie! Notre coup de cœur à chaque voyage! Notre coin d’Espagne favori!

Las Cortes à la Plaza de Espana


le palais de l'autorité constitutionnelle


l'avenue qui longe le port de Cadix









Après une nuit de grands vents et de forte houle, quelle douceur de débarquer dans la 2e ville d’Andalousie, située à l’extrémité d’un bras de terre qui s’avance dans la mer. Baignée de tous les côtés par l’océan Atlantique (nous avons quitté  la Méditerranée en traversant le détroit de Gibraltar hier soir), Cadix est probablement l’une des plus anciennes villes de ce coin du monde.

la calle San Antonio un dimanche matin

le couvent de San Francisco


originalité de l'urbanisme andalou



On y trouve des architectures datant de différentes époques,  les Romains, les Maures, les Anglais et, bien sûr, les Espagnols. Des rues aussi charmantes qu’étroites, de belles places publiques et des jardins somptueux. Des façades ornementées et partout, des pierres blanches, roses ou ivoire. Et surtout, on y rencontre des gens fort aimables, doux et calmes, qui donnent envie de partager la vie qu’ils mènent et qu’on devine moins stressante et plus sereine qu’en bien d’autres endroits du globe!

Plaza San Juan de Dios


Pauline poursuit sa collection ....










On s’embarque pour une autre nuit rock-en-roll, comme dit le Capitaine, avec des vagues de 12 pieds et des vents de force 6. L’Atlantique, en somme, direction : le Portugal!
P.S. Gros party d’Halloween sur le bateau – mais il manque un peu de neige … !!!


 

samedi 30 octobre 2010

Jour 21 - Cartagena / Jour 22 Malaga (Espagne)


Le jour se lève sur Cartagena


Entrée dans le port de Cartagena


Visite éclair sur la Costa del sol. Deux jours, deux villes sympathiques où les allées et venues quotidiennes des locaux se mêlent au va-et-vient des touristes, où les immeubles contemporains poussent à côté des monuments historiques et des sites de fouilles archéologiques.


L'hôtel de ville majestueux, en face le museo et tout droit, la calle Mayor


Sculpture moderne au centre de l'esplanade


Rue piétonnière bordée de boutiques









Petites courses à Malaga, où la calle Mayor et la calle Carmen, piétonnières et bordées de boutiques, sont trop invitantes! Hannia, tu serais fière de moi : au contact des habitants de ce pays, mon espagnol remonte à la surface, c’est étonnant! Je suis certaine qu’après quelques semaines ici, je parlerais pas mal couramment!


Jean s'amuse avec son GPS
(qui reste coincé à Ville Mont-Royal!)

Dans chaque ville, Pauline
enrichit sa collection de cartes postales

Terrain de jeux au centre de Cartagena

La muraille de Cartagena est taillée à même le roc















Balade en voiture le long de la Costa del sol, à 75 km au nord de Malaga, jusqu’à la petite ville de Almunecar (j’ignore comment tilter le «n» sur cet ordi). Côte escarpée où les montagnes plongent dans la mer, un peu comme en Californie.  Hyper développement immobilier, avec des immeubles à condos modernes accrochés aux rochers, les uns après les autres, presque d’un bout à l’autre. Jolis centres de villégiature, avec des petites rues pittoresques en pente ou en serpentin, où la vie doit être bien agréable et bien chère aussi (surtout en août et en février).  Tout alentour, des terres très arides, où des arbustes maigrichons s’agrippent aux falaises et où on a multiplié les plantations et installé  des serres, sans doute pour contrer l’effet desséchant du soleil qui donne son nom à la région.


Douceur du lever du jour sur Malaga


Les collines arides de la Sierra de Almijaga

Pauline et Maryse sur le Paseo de la Reina Sofia à Almunécar


Terrasse au bord de la mer à Almunecar, un jour de pluie et de vent

Hier, journée magnifique et chaude. Aujourd’hui, ciel tristounet, soleil timide, quelques gouttes de pluie. Décidément, c’est notre sort : l’an dernier, pour notre escale en Andalousie, il pleuvait des cordes! Mais quand il se lève et qu’il se couche sur la Méditerranée, le soleil offre des spectacles incroyables, dont on ne se lasse pas!

L'irremplaçable coucher de soleil sur la Méditerranée!
 (hier en quittant Cartagena)

Ici, pas de citrouille, ni de sorcière à balai, ni de festival de l’orange et du noir! Décidément, c’est une fête américaine (d’origine celtique, je sais!) -- Happy Halloween donc!



jeudi 28 octobre 2010

Jour 20 - Barcelone

Barcelone! Folle. Extravagante! Unique.
Le paradis de la créativité et de l’imagination.
Le royaume de l’original, de l’hétéroclite, du fantaisiste.


Las Ramblas


Intense, chaleureuse, secrète.
Des immeubles à l’architecture échevelée, incroyable. Des cathédrales à couper le souffle. Et des artistes : peintres, sculpteurs, portraitistes, musiciens, écrivains, poètes, amuseurs publics. Ce sont ces derniers que nous avons reconnus, en remontant Las Ramblas, figés dans des poses ankylosantes ou gambadant pour amuser la galerie. En se promenant dans les rues de cette ville, on a l’impression que tout le monde exerce un art ici, que le temps n’a pas d’effet sur la vie.

ce n'est pas une statue mais un homme bien vivant ... et immobile!




au centre, une vraie personne!


Et en plein cœur du centreville, le marché de la Boqueria, le plus génial des marchés publics, avec un bourdonnement d’activités, des étals de poissons, de fruits et légumes, de charcuteries, de bonbons à n’en plus finir! L’orgie, l’abondance, l’excès, à l’image de la ville.


des épices, des milliers d'épices


des poissons, connus et inconnus




des fruits secs et confits


et des bonbons!




















Barcelone magnifique, intense, ensorceleuse!


 







 



Le pont de la porte de l'Europe, à l'entrée du port



Escale trop courte. Faudra revenir.

le soleil se couche dans la mer en quittant Barcelone