Désormais, c'est dans la mer que s'inscrivent les traces de nos pas et c'est dans le sillage du Westerdam, au petit matin, que se dessine l'esquisse de l'avenir ...






dimanche 6 février 2011

Savannah - promenade dans la vieille ville

Ville historique tournée vers son passé, Savannah est aussi un centre industriel, un port de mer commercial et une ville artistique et élégante. Le centre-ville bourdonne d’une belle activité; les locaux ont la démarche nonchalante et l’accent traînant du Sud.

le parc Emmett


L'hôtel de ville




Fondée en 1733 par l’émissaire du roi Henri II, le général James Oglethorpe, la ville s’enorgueillit de son patrimoine historique et le met bien en valeur, en particulier dans la vieille ville, au bord du fleuve. À l’origine, la ville devait servir de rempart pour freiner l’invasion française qui montait de la Louisiane et espagnole, de la Floride. En 1751, Savannah devint la capitale de la colonie royale de la Géorgie, qui entretint longtemps des velléités d’indépendance, bien après la fondation de la nouvelle république.
La ville a emprunté son nom au fleuve, un nom  dont l’origine a donné lieu à diverses thèses. Certains disent qu’il s’agit d’un mot algonquin signifiant « sudiste » ou peut-être « sel » (il y avait de nombreux esclaves ici). D’autres disent qu’il s’agit du terme anglais savanna, emprunté à l’espagnol sabana, utilisé à l’époque dans le Sud  pour désigner les prairies tropicales.
 
Le pont et le port de Savannah


Le bord du fleuve Savannah





Savannah a une population de ± 130,000 habitants, 57% africaine-américaine et 36% blanche.  On compte pas moins de 4 universités ici, un institut technique, un Centre d’océanographie et une faculté de médecine satellite. On sent et on voit cette population étudiante un peu partout en ville, un peu comme à Sherbrooke. 
La ressemblance entre les deux villes s’arrête là cependant. À Savannah, les quartiers résidentiels présentent de belles demeures patriciennes. Au bord de l’eau, les vieux immeubles sont rénovés et logent des condos ou des hôtels de luxe qui ont vue sur le fleuve. L’aménagement du centre-ville historique devrait se mériter un prix pour la beauté du lieu, l’astuce dans l’utilisation de matériaux typiques, l’insertion d’œuvres d’art dans le décor et la coexistence harmonieuse de toute une série de boutiques, de restos et de bars, tous très chouettes, de bonne tenue et la plupart tout à fait abordables.

Le monument à la mémoire des vétérans
de la 2e Guerre mondiale


Des vieux pavés qui rappellent les pierres dont
les cales des navires étaient lestées autrefois











River Street : boutiques, restos, condos
Nous avons visité le centre historique de Savannah, marché sur la promenade piétonnière le long du fleuve, admiré le port (de loin) et profité d’une magnifique journée de printemps (beau soleil, environ 18 degrés). Dans un resto sympathique, le Huey’s, nous avons dégusté des fried green tomatoes, spécialité du Sud, des huîtres et des crevettes frites et des beignets typiques de la Louisiane. Un vrai régal!

Pauline sur la promenade

 
Armande sur la rue River








Ce soir, lessive, dodo. Demain, on part à Saint Augustine, Florida!
Bon Super Bowl!

samedi 5 février 2011

Week-end à Savannah (Géorgie)

Il neige au nord, il pleut au sud!

Sommes arrivées dans le Sud des États-Unis, celui qu'on voit dans les films comme Fried Green Tomatoes, The Color Purple et, bien sûr, Gone with the Wind. Ce sont ces souvenirs de cinéma qu'évoquent les paysages de la Caroline du Sud, avec de grands arbres aux branches pendantes et la  végétation typique de la région.

Nous avons assurément quitté le nord mais pas le mauvais temps!
Il tombe des tonnes d'eau. On flacotte dans la bouette et on revient trempées des promenades obligatoires (because Zappa).
N'empêche, quand on entre en Géorgie, difficile de ne pas se sentir les bienvenues :

Bienvenue en Géorgie!

Nous campons dans un beau parc, habité par des oiseaux magnifiques (cygnes, canards, aigrettes et autres plumes blanches), peuplé d'arbres et riche d'une belle végétation, le long d'un plan d'eau. Au milieu du plan d'eau, se trouve une petite île; sur la petite île, trône un arbre qui sert de perchoir aux aigrettes :

Les aigrettes aiment se percher quand le jour descend
Pour le reste, plein de découvertes. Dès que la pluie cesse, on fera des photos. Promis!

mercredi 2 février 2011

Mercredi : jour de repos!

Jour de repos, oui! Mais aussi de toutes sortes d’autres choses aussi!
D’abord, petite visite à la mer. La plage est encadrée par des tours à condos mais on y a accès à pied, à moins d’un mille de notre camping.  Le temps est frais, couvert, il vente fort et la mer est enveloppée de brume. Mais c’est la MER, avec le bruit des vagues, l’air salin et le sable! Merveilleux!




Ensuite, les courses! Myrtle Beach est une assez petite ville où se trouve un nombre invraisemblable de magasins, de restaurants et de terrains de golf évidemment. Plusieurs immenses centres commerciaux, trois dépositaires de pièces pour RV. Les gens sont très gentils, serviables, affables.  Parties à la recherche de la pièce manquante pour la Minnie – la fameuse grille du frigo --, on s’est rendues dans un premier magasin spécialisé. Là, ils n’avaient pas la pièce en stock mais l’ont localisée ailleurs et nous ont envoyées à l’autre magasin,  quelques miles plus loin. Au 2e magasin, on n’avait pas vraiment ce qu’il nous fallait mais le technicien nous a référées chez le dépositaire Winnebago, un concurrent en somme. Et nous avons finalement trouvé!

Le lavage de la Minnie hier n’était pas vraiment un luxe! Jugez vous-même :
Avant : 2000 km de route ...


... et après!


mardi 1 février 2011

Repos à Myrtle Beach

Jour de repos, après les longues heures de voyage des deux derniers jours.
Profitons d'un magnifique parc, en plein coeur de Myrtle Beach.


Notre parc Koa à Myrtle Beach


Au programme aujourd'hui : laver la Minnie et la Jeep (2000 km de poussière de route, c'est quelque chose!), prendre une douche, visiter Myrtle Beach, aller voir la mer et ... .récupérer pour continuer!

C'est l'alarme générale aux États-Unis à cause de la tempête gigantesque qui sévit au nord et à l'ouest : 100 millions d'Américains sont touchés! Les pauvres! Ici il fait un petit soleil timide et 15 degrés Celsius. Pas trace de tempête pour nous!

Carte postale double : dimanche et lundi

31 janvier 2011 - Abingdon, Maryland
Quand on descend dans le Sud en motorisé, les deux premières journées sont toujours une étape difficile. Le premier jour, il faut rouler de longues heures avant d’atteindre un camping ouvert à  cette période-ci. Ensuite, il faut descendre le plus au Sud possible pour atteindre la chaleur et «installer» la Minnie (essentiellement rebrancher les conduits d’eau pour utiliser lavabos, toilette, douche, évier) et prendre nos véritables quartiers de voyage. Jusque-là, on fonctionne comme en «camping», avec des bidons d’eau, des snacks pour le lunch et des litres de thé pour tromper l’appétit et rester éveillées!
Départ de Stanstead (fraîches et pimpantes) : 7h45 dimanche matin.
On  voulait prendre une photo au départ mais on a oublié.
Arrivée : 23h15 au  Bar Harbor RV Park,  à Abingdon, Maryland (un peu moins pimpantes…) où nous avons une réservation pour le dodo. On vous fait grâce de la photo à l’arrivée!
Au total : 15 heures 30, incluant deux mini-pauses de 15 minutes, 2 arrêts pour l’essence et une pause-midi d’une heure, pour le lunch et la réparation.
Au compteur : 666 miles, soit plus de 1000 kilomètres! (Notre record, établi en 2007, était de 1200 km en 16 heures 30 sur un trajet semblable.)

La route d’hier s’est bien déroulée. Circulation fluide et détendue du dimanche, peu de camions et de transport lourd. Chaussée sèche, sauf dans les montagnes du Vermont, où il neigeait un peu, évidemment, assez pour couvrir la chaussée.

Traverser les frontières fut à nouveau une dure épreuve! On passe à l’inspection pour vérifier ce qu’on apporte : pas moins de 3 officiers encerclent la Minnie (comme si elle était bourrée d’explosifs), ils  inspectent la Jeep, nous font descendre ainsi que Zappa, fouillent la Minnie sans qu’on puisse rester à l’intérieur, nous font entrer au poste, subir un interrogatoire (pour démêler nos nombreuses entrées et sorties aux États-Unis depuis un an!), savoir qui on est, ce qu’on fait, si je travaille encore, à temps plein? alors comment se fait-il que je parte pour deux mois? Où on habite, si on est propriétaires ou locataires, et plein d’autres questions, qui n’ont rien à voir avec passer les douanes pour un voyage d’agrément. On nous fait aussi remplir un formulaire de déclaration, signer à 4 endroits avant de nous laisser repartir 40 minutes plus tard! Tout ça pour rien, sauf pour confisquer nos kiwis!

On a réussi à garder notre calme et notre sourire en bonnes touristes dociles que nous sommes – pas le choix, dans ce jeu de pouvoir, c’est eux qui ont le gros bout du bâton. Nous, on veut seulement entrer chez eux pour aller dépenser notre argent dans leurs entreprises et faire rouler leur économie, rien que ça! Enfin, on est reparties sans demander le change et on a filé non sans passer qq heures par la suite à se défouler sur la petite misère que représentent les plouks armés, dans tous les pays du monde, y compris ici.

Et puis, voilà t’y pas qu’en arrêtant à midi pour le lunch, on constate que la plaque qui recouvre la bouche d’aération du frigo s’est …envolée! Pourtant, Pauline est bien certaine d’avoir tout vérifié avant le départ, revissant même les écrous qui tenaient cette plaque en place. Comment a-t-elle pu se détacher? Une seule explication possible : ce sont les officiers des Douanes américaines qui l’ont ouverte (pour vérifier si on n’y cachait pas qq chose) et l’ont mal replacée. Comme ils avaient mal refermé la glacière et laissé de grosses taches de bottes sur le tapis – mais ça c’est une autre histoire!

Comme on le sait, Pauline est une merveille d’ingéniosité et une virtuose de la débrouillardise! C’est dans des moments cruciaux comme celui-là que ses talents se déploient à la manière d’un champignon nucléaire! Pour bien faire, on était justement stationnées devant un Staples (le cousin américain de notre Bureau en gros). Ne faisant ni un ni deux, ma Po se procure illico un grand morceau de carton blanc (à défaut du plastique rigide qu’elle souhaitait), découpe une pièce sur mesure, y pratique des ouvertures pour la ventilation et fixe le tout à l’aide de ses outils de menuisière qui la suivent partout! Et voilà qu’en deux coups de cuiller à pot, elle a gossé une pièce de remplacement et bouché  le trou béant sur le côté de la Minnie. Admirez :



Réparation improvisée!






 









Pauline en plein travail!


L'oeuvre terminée!








Nous avons repris la route, réconfortées mais pestant encore contre les vilains plouks des Douanes américaines, en nous promettant bien de surveiller leurs moindres gestes la prochaine fois.

La route est belle mais il fait encore froid. Beaucoup de neige en Nouvelle-Angleterre : l’hiver est dur cette année. À Hartford, CT, des bancs de neige de 3 pieds de haut longent l’autoroute 84. Du jamais vu! Dans le Maryland, le sol est couvert d’une couche d’environ 12 pouces de neige. En fait, toute la Pennsylvanie est blanche et on a laissé la neige seulement après Washington!

Coucher de soleil en Pennsylvanie
 


Lundi matin, 31 janvier 2011
-5C – on gèle!

Premier dodo : Abingdon, Maryland. Les bateaux sont pris dans la glace. Même les canards glissent sur la glace.





premier dodo dans la Minnie

Ce matin, on file au sud en raison d’une menace de pluie verglaçante sur Baltimore et Washington. Sur l’I95, on rencontre des salières munies de panneaux clignotants : PRE-STORM SALT  TREATMENT.  Rassurant.

À midi, il nous faut un repas substantiel vu qu’on a sauté le souper hier soir. On arrête à Ashland (15 m. au nord de Richmond, VA – the Center of the universe) où nous nous étions réfugiées en pleine tempête de neige l’an dernier, pour passer la nuit dans le banc de neige d’un bon samaritain! Pause midi  en forme de pèlerinage en souvenir de l’épopée de janvier dernier! Jean et Maryse s’en étaient bien tirés mais nous, on y avait goûté!

La Pennsylvanie était toute blanche; la Virginie décline tous les tons de brun et la Caroline affiche sa verdure, avec les grands pins géants et les pemières touches de vert tendre au sol. Pas de pluie verglaçante, seulement une petite ondée de 5 minutes!

On file ensuite en direction de Myrtle Beach, où nous couchons ce soir – une étape de 560 miles, soit 900 km. Petite journée!

Arrivée à Myrtle Beach à 21h30 – après 12 heures de route!

En prime : la MER et … nos premiers palmiers cette année!!! Photos demain.

Heureusement, on l’a échappé belle : la météo annonce une tempête «historique» demain, d’est en ouest et du nord au sud des E-U – mais il semble que notre petit coin au bord de l'Atlantique sera épargné!

On est crevées! Bonne nuit!

mardi 25 janvier 2011

Bientôt le départ!

Eh oui! C'est un nouveau départ! Après la croisière de l'automne, qui nous a profondément marquées, nous voici à nouveau prêtes à repartir!

Si la météo est favorable, nous devrions quitter Stanstead à bord de la Minnie au cours de la fin de semaine prochaine, pour un périple qui nous amènera cette fois à travers les États-Unis, le long de la côte atlantique (Virginie, les Caroline, Georgie, Floride) et dans les États du Sud (Louisianne, Texas, Nouveau-Mexique, Arizona, Californie).

Nous avons donc tiré la Minnie de son sommeil hivernal pour la réchauffer, la démarrer et la charger de tout ce que nous apportons : vêtements (3 saisons!), ordis, livres, nourriture (y compris pour le chien puisque Zappa nous accompagne) et tout plein de choses qui seront nécessaires au cours des deux prochains mois. La voici au moment de reculer dans la cour chez nous :

La Minnie s'éveille toute enneigée
 C'est dans ce motorisé de 30 pieds (le modèle de Winnebago nommé Minnie) que nous voyagerons, vivrons, dormirons, mangerons, lirons, jouerons, travaillerons (un peu ...), etceterons au cours des deux prochains mois!

Comme pour la croisière de l'automne, on enverra des « cartes postales » virtuelles (texte et photos) tout au long du parcours, histoire de vous donner des nouvelles de notre trajet, des visites, des aventures, des rencontres et de tout ce qui marquera notre voyage!

L'automne dernier, nous avons beaucoup apprécié sentir la présence fidèle et réconfortante de plusieurs personnes qui nous ont accompagnées, en quelque sorte, en venant visiter le blogue régulièrement. Espérons que vous aurez encore envie de nous suivre et de faire vos commentaires à l'occasion (même si la procédure exige un peu de patience technique, paraît-il).


Le chemin Fairfax : les traces de nos pas en hiver


samedi 11 décembre 2010

Un mois déjà!

Il y aura un mois demain que nous sommes rentrées après la croisière. Un mois passé sur la terre ferme, après un mois passé à se faire bercer sur la mer.

Ah, que de souvenirs! En particulier, cet incroyable sentiment de liberté qu'on éprouve quand on navigue, quand on traverse l'Atlantique, la mer des Sargasses, immense et presqu'infinie, à bord d'un paquebot qui devient bulle, cocon, ballon qui vogue et qui vit sur l'eau!

Un mois passé à réintégrer la maison, l'hiver, la neige, le froid. À retrouver ceux qu'on aime. À reprendre nos habitudes de terriennes, à savourer notre campagne, à suivre le fil de la vie de tous les jours.


notre chemin d'automne sous la neige
(compliments de Claire-H. Leblond -- merci!)
 Bientôt Noël et le nouvel an! Et un autre départ en vue, début 2011 ...