Désormais, c'est dans la mer que s'inscrivent les traces de nos pas et c'est dans le sillage du Westerdam, au petit matin, que se dessine l'esquisse de l'avenir ...






dimanche 6 mars 2011

Visite inattendue!

On est assises, tranquilles, à l'ombre, à siroter le thé après le lunch.
Il a plu ce matin, le sol est humide et le soleil commence à sortir et à réchauffer l'air.
Puis tout à coup, quelque chose bouge près de nous.
Eh bien, quelle visite ...






C'était long, noir, luisant et ça filait vite ... sans dire son nom!
Du coup, Pauline qui raffole de ce genre de compagnie a grimpé sur le toit de la Minnie mais elle ne veut pas que je vous montre la photo!

samedi 5 mars 2011

Un chapelet de keys


Je vous disais récemment que la côte ouest de la Floride, le long du golfe du Mexique, est constituée d’un chapelet d’îles et d’îlots, comparables aux keys qui s’étirent au sud de Miami. Ici aussi, on les appelle des keys et la côte se décline en enfilant leurs noms : Anna Maria, Longboat, St. Armands, Lido, Siesta, Casey, Manasota. Plus loin, on trouve les îles connues : Sanibel, Pine, Marco islands.
Certains de ces keys sont des hauts-lieux de villégiature : on y trouve des résidences somptueuses, des condos au bord de la mer, des hôtels, des bars et des restos à profusion. D’autres sont plutôt habités par des locaux, c.a.d. des Floridiens résidents permanents, qui vivent et travaillent par ici. Les keys sont en quelque sorte la banlieue de villes côtières comme Tampa, Sarasota ou Venice, par exemple.
Évidemment, partout le long des keys, se trouvent des plages, très souvent somptueuses. Certaines sont assez fréquentées : scènes habituelles d’humains qui lézardent au soleil, de parasols piqués à côté des chaises de plage, des petites guinguettes de bord de mer, etc. Fait étonnant : il arrive qu’au détour d’une route, on trouve une plage déserte ou un coin à peu près sauvage, à quelques miles d’une plage extrêmement populaire! Comme les humains sont curieux, parfois, et grégaires souvent!

Manasota key


Anna Maria Island : la plage


La plage à Englewood, sur Manasota key




Ces keys sont tous reliés les uns aux autres sur de très longues distances et on peut descendre ou remonter le long de la côte floridienne qui longe le golfe du Mexique en empruntant la route qui les traverse les uns après les autres ou les petites routes secondaires, qui permettent d’en découvrir les secrets. C’est une circulation locale, assez lente, idéale pour des vacanciers.
On trouve donc ici une quantité impressionnante de ponts souvent très spectaculaires – on croirait qu’il y a eu des concours d’ingénierie au fil des ans! Parfois, la route s’avance tout simplement au niveau de l’eau – ce sont les causeways. On a l’impression de rouler dans la mer!

Le Skyway bridge




relie St. Petersburg

au sud de la côte le long du golfe









Causeway sur Old Tampa Bay : l'impression de rouler dans l'eau!


Au fil des jours, nous poursuivons notre exploration des keys alentour. Plus tôt cette semaine, nous avons rendu visite à nos amis Pam et Rick, qui séjournent à Englewood, sur la très belle île de Manasota.  Quelques jours plus tôt, nous avons parcouru Longboat key, où nous avons découvert de très beaux parcs pour RV et maisons mobiles, qui pratiquent des tarifs exorbitants – mais y’a trop d’asphalte et pas assez de verdure à notre goût!

Lunch au bord de l'eau avec nos amis



un parc pour motorisés et maisons mobiles à Longboat key
 

on trouve une végétation exceptionnelle ici!










Notre coup de cœur va encore au magnifique parc du Fort de Soto où les kilomètres de sable blanc et la nature à l’état sauvage (le parc est une réserve pour la faune et la flore et plusieurs espèces sont protégées) ont été classés <plus belle plage des États-Unis> l’an dernier.

La plage à Fort de Soto Park : à peu près déserte!


Une partie du parc aménagé au bord de la mer à Fort de Soto park


coucher de soleil à Fort de Soto !


vendredi 4 mars 2011

Internet = oxygène!

C’est peut-être un cliché, mais on doit convenir que l’internet est devenu une composante vitale de la vie quotidienne. Surtout en voyage! C’est le lien vital qui nous rattache non seulement à la famille, aux ami-e-s, mais aussi à la planète entière.
Quand le branchement internet cesse, on se sent comme débranché-e du reste du monde. Subitement, on régresse à l’état quasi végétatif semblable au lézard : petite grenouille québécoise isolée en terre floridienne! Plus d’internet, c’est plus de contacts avec le monde, plus d’information, plus de radio, plus de télé, plus de météo, plus de Facebook, plus rien. Plus d’oxygène, quoi!
Superflu, l’internet? Voyons voir …
D’abord, via l’internet, on continue de recevoir ses courriels, plusieurs inutiles mais quelques-uns essentiels, autant de messages qui autrement devraient passer par le téléphone ou encore pire, par le courrier postal (quel anachronisme, celui-là!), et qui assurent le contact avec les collègues, les connaissances, les fournisseurs, les services bancaires et les innombrables sources d’information qui acheminent les <infolettres> des toutes sortes!
L’internet, c’est aussi le lien avec la famille, les ami-e-s, ceux de Facebook et ceux qu’on avait avant FB, c’est Skype et les conversations à distance avec nos amour-e-s, les petites nouvelles qui font qu’on garde un lien quotidien avec ceux qu’on aime.
En même temps, l’internet apporte les nouvelles : chaque matin, où qu’on se trouve, on se tient au courant de ce qui se passe chez nous et ailleurs dans le monde. Dans mon cas, c’est un atavisme professionnel et une maladie dont je ne me guérirai jamais. Chaque matin, je lis mes journaux sur Internet, une activité qui requiert du temps puisque j’en fréquente plusieurs :  Le Devoir, Cyberpresse, Rue Frontenac, New York Times,  Washington Post, Le Monde, El Pais, au minimum. Ensuite, il y a aussi The Nation, ProPublica, CBS, CNN et plusieurs autres où je vais chercher des contenus spécifiques qui m’intéressent. Sans compter les petits locaux en passant : Los Angeles Times, Sarasota Times, St. Petersburg Times, etc.
Et finalement, il y a mon travail de recherche qui dépend entièrement d’internet et qui devient complètement paralysé quand la connexion s’éteint! C’est pourquoi en préparant ce voyage, j’ai accordé beaucoup d’attention à la question de l’internet afin de disposer d’un branchement permanent (24 heures / 7 jours) où que nous soyons, à un prix raisonnable. Et j’ai trouvé une petite merveille, que peu de gens connaissent : une sorte de clé internet, de la taille d’une carte de crédit, qui capte un signal wi-fi et le retransmet à tous nos appareils – les deux portables, le Notebook et le iPhone (le MiFi peut retransmettre à un maximum de 5 ordis à la fois). Le bidule ne prend pas de place, se branche sur le courant électrique ordinaire et, ô merveille, ne coûte pas très cher. Surtout, on peut s’abonner au mois (sans signer un contrat pour 2 ou 3 ans), au tarif de 40$ US pour une quantité ILLIMITÉE de données!  Parfait pour nous, d’autant plus que pour ma recherche, je manipule une quantité très élevée de données.
Tout  fonctionnait à merveille depuis un mois jusqu’à mardi dernier, quand le signal a commencé à flancher, à toussoter, puis à se brouiller complètement.
D’où le drame de ces derniers jours : nous n’avions plus de connexion internet! Misère, drame, panique! Comme dirait Diane Dufresne : Donnez-moi, donnez-moi de l'OXYGÈNE!
 Je me suis mise à chercher, à fouiller, enquêter, gosser de toutes les manières possibles! J’ai même perdu patience, je crois, à force de ré-initialiser Internet Explorer, de faire subir à mon ordi toutes les routines d’entretien possibles et impossibles, de faire des expérimentations comparatives avec les quatre engins dont nous disposons, de tester la connexion en divers endroits de la Minnie, en dehors de la Minnie, ailleurs sur le terrain, plus loin, à 10, à 15, à 20 minutes de marche d’ici. Ça fonctionnait sur le iPhone mais pas sur le portable. Des fois, oui, des fois, non. Par moments, l’ordi de Pauline captait le signal mais pas le mien; à d'autres, c’était l’inverse.
En désespoir de cause, je me suis résolue à acheter un coupon pour me brancher sur le réseau du terrain où nous sommes, ce qui m’a permis de vérifier le bon fonctionnement de nos quatre joujoux. C’était mon plan B : si ma connexion avec Virgin Mobile fait défaut, je pourrais toujours me brancher sur le réseau du terrain, mais c’est très cher : 1$ par jour pour un seul appareil et le branchement est de qualité fluctuante, selon l’achalandage!
Puis, j’ai ENFIN trouvé le problème. : ce n'est ni l'ordi, ni le logiciel, ni le bidule, ni le fil, ni la pile, ni le branchement, ni le vent, ni rien ... mais c’est la compagnie elle-même qui éprouve des difficultés et ce, à l'échelle de tous les É-U! Le satellite doit être débranché ou en pause syndicale!
Je l'ai appris après m'être rendue hier d'abord chez le fournisseur (ce n'était pas le bon), ensuite chez Walmart (où ils proposaient d'échanger l'appareil -- mis je perdais l’argent versé pour le mois) et finalement chez Radio Shack où le technicien m'a renseignée! Il venait lui-même de l’apprendre sur Google, à cause d’un autre client qui m’avait précédée avec la même question!!!
Quel soulagement! Tous nos ordis fonctionnent bien et, ô merveille, voilà que ce matin, le signal fonctionne  et il est  d’excellente qualité.  On respire à nouveau, l’oxygène est revenu! Je suis tellement contente de retrouver la connexion vitale avec le reste de la planète, que j’ai réagi en écrivant cette longue (et sans doute ennuyeuse) chronique sur nos petits malheurs technologiques des derniers jours.


Pauline lit ses nouvelles ce matin (notez le café sur la tablette du haut à sa gauche
et regardez pas le désordre ...!)

Et ce matin, en sirotant le café, on lit nos journaux … et  on vous fait un petit coucou rapide – on part en direction de Tampa tout à l’heure! Bonne journée chez vous, en espérant que vous ne manquez pas d’oxygène!
P.S. BRAVO à qui aura lu jusqu’au bout ! Il n’y a pas de prix à gagner, malheureusement! La prochaine fois, ce sera presque seulement des photos pour compenser!

jeudi 3 mars 2011

Techno-misère

Diable, la technologie!
Deux portables, un notebook et un iPhone -- une connexion internet tous azimuts et rien ne fonctionne!

Depuis deux jours, je m'échine à trouver la cause du problème.
Symptôme : connexion défaillante ou inexistante
Causes possibles : la météo, les vents, les feux de broussailles, la neige ...
Solutions envisagées : tout jeter par la fenêtre, tout débrancher et recommencer, ouvrir la dernière bouteille de cognac ...
Opérations déjà effectuées : rebootage de IE, recherche sur des sites d'aide, contre-vérification des 4 appareils à 15 minutes d'ici, achat d'une nouvelle connexion
Résultat : rien ne fonctionne!

Et il vente à écorner les boeufs.
Prochaine étape : un autre café pour me remonter le moral!

Vous reviens dès que j'ai améliorié notre situation techno suffisamment pour mettre en ligne les photos de nos excursions de la semaine.

lundi 28 février 2011

Le temps file ...


Le temps file tellement vite : déjà un mois que nous sommes parties! Et deux semaines que nous sommes ici, à St. Petersburg. Un terrain de camping exceptionnel,  à cause de la beauté des arbres, de sa situation le long du bayou (que les Français appelleraient un marigot) – ce petit bras de mer où l’eau coule doucement et qui abrite différents poissons et oiseaux et une flore tropicale et, surtout, de la qualité des services qu’on trouve ici.
Voici les images promises qui donnent une petite idée de la beauté des lieux.  D’abord, vue sur le bayou, qui n’a rien d’un marécage, comme vous pouvez voir!


vue sur le bayou - 1


vue sur le bayou -2


vue sur le bayou - 3


des canards au petit matin


un quai pour la pêche et la plaisance











À peu près tous les sites ont vue sur le bayou. À peu près tous les sites ont au moins un arbre : palmier, grand chêne garni de spanish moss, pin gris ou autre.












Et puis, il y a les activités : la piscine, la marche ou le vélo sur la Pinellas Trail, la jasette avec les voisins, la lecture, l’observation des oiseaux, la contemplation,  la sieste …

une piscine pour l'aquaforme

un parc pour les grands et les petits


un étang sur le terrain


l'aigrette en visite


un banc au milieu de nulle part


un jardin au bord de la piste


le long de la Pinellas Trail
 
un oranger épanoui


Enfin,  voici notre site actuel et celui que nous convoitons pour l’an prochain :

le site de cette année


et celui de l'an prochain???


samedi 26 février 2011

Les traces de ses pas




Pendant qu'ici, nous marchons dans le sable, au Québec, c'est dans la neige que s'inscrivent les traces de vos pas.

Compliments de Claire, voici la trace de ses pas à elle, tout frais d'aujourd'hui ...






Joli clin d'oeil! merci!

jeudi 24 février 2011

Soleil, brume et farniente ...

Saviez-vous que la côte ouest de la Floride est constituée d’un chapelet d’îles, semblables aux keys qui se trouvent au sud de Miami? Sauf qu’ici, les keys sont plus grandes, plus développées, plus peuplées. Des ponts gigantesques les relient et de belles grandes routes les traversent. Mais si on reste sur l’Interstate, on peut passer à travers tout l’État, du nord au sud ou inversement, sans jamais les découvrir!
Le plus nordique de ces regroupements d’îles se trouve à l’ouest de Tampa et on y trouve, entre autres, Clearwater, St. Peterstburg et, tout au sud, le parc du Fort de Soto. Ensuite, un autre long bras de terre, composé d’une multitude de petites îles, s’étire vers le sud, depuis Sarasota jusque vers Naples. C’est là que nous irons en promenade la prochaine fois.
Mardi, nous avons fait une petite visite éclair sur Anna Maria Island, située juste au sud du parc du Fort de Soto, de l’autre côté de ce grand pont blanc qu’on voyait, depuis le parc. C’est une île ravissante, bordée de plages de sable blanc, très fin. Beaucoup de belles maisons de villégiature, de condos, de chalets. Une île pour vacanciers … bien nantis, donc déjà assez avancés en âge! Je ne dirais pas que c’est une géront-île mais disons qu’on n’a pas vu beaucoup de jeunes …  Comme décor, c’est beau, très beau même!

L'abord du grand pont blanc


De l'autre côté, le pont se prolonge en plongeant dans la mer


Anna Maria Island : des kilomètres de sable blanc



Resto au bord de la mer à Anna Maria Island







On trouve plusieurs avantages à St. Petersburg, entre autres le fait qu’il y vit une population de tous les âges, toutes les classes, toutes les générations. Hier, on était coincées dans un bouchon de circulation à l’heure de la fermeture d’une école primaire! Tout  s’arrête pour laisser passer les petit-e-s avec leurs parents ou la brigadière! Trop mignon …
Dans la rue, on voit des ados à vélo, accrochés à leur iPod, de jeunes étudiant-e-s (il y a plusieurs college et universités ici) qui se promènent avec leurs cartables, de jeunes parents avec des poussettes et des moins jeunes avec leur marchette. Dans les magasins, on côtoie des vieux, des jeunes, des riches, des pauvres, des blancs, des noirs, des gris, des hispanos, de tout quoi! Nous, on préfère cette mixité.
Nos visites nous permettent de voir différents parcs pour véhicules récréatifs – il y en a pour tous les goûts et à tous les prix! Finalement, on préfère l'endroit où l'on se trouve présentement à cause de la brise et de l’odeur de la mer, qui viennent jusqu’ici, des grands arbres chargés de spanish moss qui font de l’ombre (fort bienvenue sous le soleil ardent), de la taille et la disposition des sites le long du bayou, qui traîne paresseusement d'un bout à l'autre du parc, et de la gentillesse des gens. Je vous promets une visite en photos de tout le terrain prochainement. Pour l’instant, je vous donne une image de la brume matinale qui baigne la marche quotidienne sur la Pinellas Trail, la très longue piste cyclable et pédestre qui passe juste devant chez nous.


Zappa : ma compagne de marche quotidienne


Pinellas Trail dans la brume du matin


Brume matinale sur le bayou


Le parc aux grands arbres








Les journées filent, sans qu’on voit le temps passer! Soleil, paresse et farniente! J’écoute Espace Musique sur Internet et je vous envoie des bises pleines de soleil!

Bulletin météo : il fait un gros soleil, 26 degrés – température ressentie : 30 degrés. Pleurez pas, le printemps s'en vient!