Désormais, c'est dans la mer que s'inscrivent les traces de nos pas et c'est dans le sillage du Westerdam, au petit matin, que se dessine l'esquisse de l'avenir ...






mardi 22 mars 2011

La pensée du jour

Il n’y a jamais rien pour rien, dans la vie. Du moins, je le crois. Ce matin, je trouve une citation sur FB qui me rappelle une grande vérité.
Quand on est très occupée, on a l’impression d’être importante. On en tire une certaine gloire, même la fatigue peut devenir une sorte de trophée! Plus on s’occupe, plus on se donne de l’importance, en somme. Refrain connu.
We whiz through our obligations and responsibilities without taking time for a single, mindful breath.  "I’m so busy" is said with no small degree of pride, as if our exhaustion was some kind of trophy. The busier we are, the more important we must be.  Withdraw from the world a little bit this Lenten season. (Vibrant Nation)
Simple, mais faut y penser. Quand on cesse de s’agiter et d’être très occupée, non seulement on perd ses trophées (la fatigue, l’agenda, l’importance qu’on se donne, etc.) mais on découvre une autre sorte d’essence à l’existence.
Le carême commence bientôt, parait-il.  Autrefois, c’était une période de pénitence, où l’on se privait de quelque chose (des bonbons, du dessert, par exemple). Ça purifiait nos âmes en attendant Pâques.
J’en connais qui ont  gardé l’habitude de faire un carême, juste pour avoir une période précise où s’abstenir de quelque chose, du chocolat, du tabac, du vin par exemple. Ou pour perdre du poids en attendant de mettre son maillot de bain!
La suggestion que je lis ce matin, c’est de prendre une petite période de retrait chaque jour pour  se retirer en soi-même, s’extraire du reste du monde et s’écouter.
Withdrawing from the world does not require a whole day or even an afternoon.  It can be a Sabbath hour or a Sabbath walk.  What is important is to consecrate a prescribed amount of time (20 minutes even) and draw a sacred boundary around this time.  No child, work, phone call or spouse should be permitted to penetrate this boundary.  This is your time to listen to yourself.  You might just be surprised at how wise you are.
Je souligne : Listen to yourself. S’écouter soi-même. Un peu, 20 minutes par jour. Et se surprendre de sa propre sagesse!
Je crois qu’il n’arrive jamais rien pour rien dans la vie. Cette petite pensée-là me parle beaucoup, à moi. Carême ou pas, peut-être sera-t-elle utile à d’autres aussi …
Là-dessus, je m’en vais marcher avec Zappa. Elle aussi est sage! Pas très occupée mais bien importante! Et je vous souhaite un bon carême!

lundi 21 mars 2011

Le mal de la maison

C'est quoi, la nostalgie? Ce que les Américains appellent homesickness -- la maladie de la maison?

C'est l'envie d'écouter un épisode de Trauma, mais on ne peut pas prendre TouTV aux États-Unis, c'est protégé à l'intérieur des frontières, question de droits d'auteur, sans doute.

Alors, j'écoute Ariane Moffatt qui chante les mélodies thèmes de la série. Comme celle-ci :

Everybody Hurts 4:26 Ariane Moffatt Trauma (Chansons de la série TV) Bandes sonores  18
ou encore

Bridge Over Troubled Water 4:29 Ariane Moffatt Trauma (Chansons de la série TV) Bandes sonores  13.

Désolée, je n'arrive pas à vous donner le lien à ma version mais vous pouvez les trouver sur iTunes.

La voix d'Ariane Moffat ce soir, au bord du bayou, quelque part en Floride ... c'est le son de la nostalgie!

dimanche 20 mars 2011

Coucher de soleil sur le golfe du Mexique








Tout à l'heure, sur la plage, en revenant de souper!

Salut, le printemps!

L'hiver a fait son temps; disons-lui au revoir!  (Et espérons qu'il comprendra le message ...!)
Aujourd'hui, arrive le printemps (à 19 heures 21 précises) -- alors, SALUT, le printemps!

Ici, l'arrivée du printemps ressemble plutôt à l'éclosion de notre été. Depuis quelques jours, une vague de chaleur nous amène des températures très élevées le jour -- à compter de midi, il fait autour 80 - 90 degrés sous le soleil. On cherche l'ombre et l'air climatisé! Dans les rues, sur les routes, c'est un peu l'enfer à cause de l'asphalte qui fait rebondir la chaleur ...

Dans les magasins, ils ont sorti l'équipement d'été : jouets, chaises, parasols de plage, tapis de bain et tout le tra-la-la. Les arbres sont en fleurs, les parterres reverdissent. Fiesta!

Du coup, ça donne envie de revenir à la maison! Les snowbirds (les Américains autant que les Canadiens) s'affairent à ranger leurs choses et préparent leur départ en vue de la longue migration vers le nord. Plusieurs de nos voisins partent dans quelques jours, à la fin du mois ou au début d'avil.

Nous aussi, on commence à penser à la route du retour. L'itinéraire, les étapes, quelques visites, peut-être. Mais avant de partir, il nous reste encore plusieurs choses à faire, dont une visite à Sarasota, remise plusieurs fois à cause de la chaleur. Ça s'en vient ...

Bonne nouvelle : on prévoit une vague de "refroidissement" pour le milieu de la semaine! J'avoue que je préfère de loin les 70 - 75 degrés (20 - 25 Celsius) au soleil de plomb des derniers jours. Même Zappa est amorphe, écrasée sur le sol.

Hier soir, les gens veillaient dehors, sous la pleine lune. Le fond de l'air était si doux, c'était bon. L'équinoxe du printemps coïncide avec la pleine lune, cette année. Les Américains appellent ça a golden moon!


la pleine lune du printemps dans les arbres!

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, c'est aujourd'hui l'anniversaire de Claire, l'une des plus fidèles compagnes de ce blogue. Joyeux anniversaire, chère Claire! xoxo

jeudi 17 mars 2011

Tuyaux, fuites et petits tracas

Petit problème de plomberie : tiens, une flaque d'eau sur le plancher!
Enquête sous la douche (espace minuscule, s'il en fut) : ça perle goutte à goutte!
Poursuite de l'investigation derrière les robinets de douche et dans le mur où monte le tuyau (qui dégoutte).
Constats : robinets OK, tuyaux OK. C'est donc que la fuite vient du haut! Ça y est : on a remonté la filière! L'eau s'infiltre par l'évent sur le toit de la Minnie, descend le long du tuyau et coule jusque sur plancher et le tapis.
Bravo Pauline -- qui ne se plaint pas trop de ses courbatures!

Reste plus qu'à aller chercher du mastic (caulking) pour boucher le petit trou ... on ira en revenant de la plage!

Qu'est-ce qu'on en apprend des choses en voyage, quand même!

(Désolée, les photos ne sont pas très bonnes ...!!!)



P.S. Cette page aurait pu s'intituler :


Réacteurs, fuites et graves soucis


Dites, comment on fait pour rester calme, profiter du soleil et continuer de lire son roman quand survient un tel drame, comme celui du Japon, et que pèse une telle menace nucléaire sur la planète entière?

mardi 15 mars 2011

Le musée Dali

Quel musée! Pourtant, on en a vu, des musées, au fil du temps!
Mais celui-ci a quelque chose de rafraîchissant. Bien sûr, Dali, ça délie un peu les neurones et ça secoue les synapses! Mais quelle architecture! Un immeuble éblouissant, tant par sa conception que le site où il se trouve, le paysage, la perspective. C’est l’architecte Yann Weymouth qui a dessiné ce lieu spectaculaire dont l’allure avant-gardiste rend justement hommage au talent futuriste et à l’originalité de Dali.

La spirale au coeur du musée


une partie de la verrière



le café Gala


Le site - St. Petersburg est située sur une péninsule, rattachée au nord à la ville de Tampa et au sud, à Sarasota. Son centre-ville est en fait, un bord de mer qui donne sur la baie de Tampa.  Cette particularité géographique est avantageusement exploitée dans l’aménagement urbain. Tout d’abord, une marina somptueuse  borde le centre-ville sur une vingtaine de rues – The Pier. Somptueuse  à cause de ses aménagements et aussi des bateaux qui s’y trouvent : voiliers, yachts, bateaux à moteur, traversiers, petits pêcheurs – on voit de tout et surtout du très gros, du très beau … du très cher!
Devant la marina, des parcs offrent des arbres, des espaces de verdure, des fleurs, des sculptures, plein d’endroits où flâner et admirer la beauté des lieux, juste en face de l’eau. La rue des boutiques, des terrasses et des galeries, Beach Drive, défile le long de ces parcs, avec au centre, le Musée des Beaux-Arts, placé là comme un joyau. Tout près, se trouve le campus de l’université USF (University of South Florida in St. Petersburg), un immense stade de baseball, à ciel ouvert, et un aéroport. (Et un peu partout, des espaces de stationnement … parce qu’on n’haït pas les autos, dans cette ville!)

Une partie du parc au centre-ville

Sculpture naturelle : l'arbre plus-que-centenaire
devant le Musée des Beaux-Arts

Pauline devant une des sculptures sur Beach Drive


Bien sûr, tout est relié par des rues, des avenues, un sentier piétonnier, une piste cyclable et, ces jours-ci, un circuit de course automobile, le Grand Prix de St. Petersburg, qui aura lieu du 25 au 27 mars. C’est pas des F-1, comme à Montréal mais un grand prix, quand même – le Honda Grand Prix of St. Petersburg. Ils sont en train de placer les clôtures et des montagnes de pneus un peu partout, ce qui dévisage un peu le paysage, mais ça rappelle Monte Carlo!
C’est au milieu de cet endroit idyllique qu’est construit le musée Dali : au bord de l’eau, avec vue d’un côté sur la marina, de l’autre sur l’aéroport  et en face, sur la baie de Tampa. Une esplanade sert de trait d’union entre le musée et le théâtre Mahaffey, également de construction récente.  Un jardin reproduit un labyrinthe en verdure, qu’on peut parcourir à pied pour explorer les proportions parfaites du « golden rectangle ».  Le tout forme un complexe intégré, d’une beauté saisissante, le Progress Energy Center for the Arts.

L'entrée du musée Dali

l'esplanade, en face de la marina

jeu de colonnes et d'allées sur l'esplanade

même le stationnement est beau!


Le musée abrite la plus importante collection d’œuvres d’art de Salvador Dali (1904-1989) à se trouver hors d’Espagne. Et quelle collection! Des œuvres de toutes les périodes, des débuts classiques aux toiles géantes de la dernière période, empreinte de mysticisme, en passant bien sûr par plusieurs créations de l’époque surréaliste. Une centaine d’huiles, natures mortes, natures mortes vivantes, des dessins, des sculptures peintes, des montages, des masques.  Plus de 2000 œuvres originales ! On découvre aussi une collection de photos de Dali, des films auxquels il a collaboré, des artefacts, des objets ayant appartenu au peintre. Des trésors, en somme. Une boutique pour des souvenirs et un café bistrot, le Gala. Bien entendu, il est interdit de photographier les œuvres, mais pas de rapporter des souvenirs!
Cette collection a été rassemblée pendant environ quarante ans par un couple, les Reynolds-Morse, qui étaient des amis de Salvador Dali et de Gala Éluard, sa compagne et muse de sa vie. Quand en 1962, le couple a offert sa collection, qui n’arrivait plus à loger dans leurs (immenses) résidences, la ville de St. Petersburg a proposé de l’accueillir et de construire un musée pour la mettre en valeur.  Ce qui fut dit fut fait. Le nouveau musée vient d’être inauguré, le 11 janvier dernier (11-01-11).


Entre le pier et l'aéroport, une vue sur la baie de Tampa

un sourire ... pour la postérité!


dimanche 13 mars 2011

Un air de printemps!

Cette journée est la plus courte de l’année : il lui manque une heure! Ajusté horloges, montres, réveil --l'ordi et le iPhone font ça tout seuls!
Ce matin, une lumière orange baignait la chambre au réveil. Quel joli clin d’œil! Nous avons passé la journée d’hier à déménager de site. Quitté la section A, celle des « voyageurs », où nous étions depuis notre arrivée il y a 3 semaines, pour la section B, celle des résidents saisonniers, où l’on nous a déniché le plus beau site, sous les arbres, avec de l’ombre toute la journée et  le soleil de fin d’après-midi. Sur les photos, on ne voit pas bien la différence, mais ici, c’est beaucoup plus calme, paisible et tranquille, ce que nous souhaitions. Il y a même un oranger, juste devant la Minnie, et tout autour, ça sent tellement bon!

Le nouveau site, sous les arbres ...

... beaucoup plus tranquille que le premier, ci-dessus.




À côté de nous, vit un couple de l’Ohio, qui habite ici cinq mois par an. Ils cultivent des fines herbes en pots à leur porte. En face,  un couple de personnes assez âgées; le monsieur joue de la musique et se promène avec ses instruments (un banjo et un violon, je crois) et sa table de sonorisation. Chaque soir, il place une couverture sur sa fourgonnette ... Juste à côté d’eux, un jeune couple de hippies, qui nous fait penser à du monde qu’on a connu dans notre jeune temps!
Dimanche paisible : marche et piscine au saut du lit, petit déjeuner sous la tonnelle, sculpture et lecture, et … (qui me croira?) travail pour Armande. Eh oui! J’y arrive! Quelques heures par jour, sur l’ordi, je pioche et pianote et je réussis à faire un peu d’ouvrage. Mais c’est dur, ça fait mal et ça demande une longue préparation …

Mise en forme en vue d'un dur labeur ...

Pauline aussi trouve la vie dure par moments!







Ces jours-ci, il y a dans l’air comme une odeur de printemps! J’ai vu un lilas en fleurs, le long de la piste, plein de bourgeons dans les arbres, de nouvelles pousses un peu partout et on sent, en général, une sorte de regain de la nature. Curieux phénomène, le printemps, dans une région où la végétation reste verte toute l’année. Mais il y a quand même un cycle, différent de chez nous, avec des périodes de dormance et un réveil.  L’effet du soleil, de la lune et de la rotation de la terre, sans doute. C’est beaucoup moins spectaculaire que les premiers crocus ou les perce-neige au Québec, mais quand même, c’est réconfortant! Qui a parlé de la fièvre du printemps?

le bayou, un matin de printemps

le pélican médite

... et s'envole!








Cette semaine, vous n’êtes pas ensevelis sous des tonnes de neige, alors on peut vous souhaiter, sans ironie, un joli printemps … il s’en vient, c’est certain!
Nous aussi, on s’en vient bientôt, d’ailleurs. Bientôt!