Désormais, c'est dans la mer que s'inscrivent les traces de nos pas et c'est dans le sillage du Westerdam, au petit matin, que se dessine l'esquisse de l'avenir ...






vendredi 25 mars 2011

Aller à Sarasota ... et en revenir!

Enfin, nous avons fini par y aller, à Sarasota!
Belle ville, Sarasota, moderne, élégante, plantée sur le Golfe du Mexique, à peine séparée de St. Armand’s key et, tout juste à côté Longboat key.
Ville, dynamique, active, majoritairement blanche (76%) et riche! Le centre historique de la ville donne sur le bord de mer. Une grande marina, (de TRÈS beaux bateaux!) que longe un large boulevard, avec des palmiers magnifiques comme terre-plein. Dans la lumière du soleil, une ville lumineuse. On se croirait sur la Riviera, au bord de la Méditerranée, peut-être à Nice. Mais très peu conviviale pour les visiteurs : on n’a pas de promenade des Anglais, ici, à peu près pas de stationnement, pas de sentiers piétonniers ni de piste cyclable. On dirait un centre-ville conçu pour les voitures et les déplacements d’affaires!  De l’autre côté de la baie, la petite ville et l’îlot de St. Armands ressemble davantage à St-Tropez : un lieu de villégiature tapissé de luxe et de  richesse mur-à-mur, une place centrale avec une multitude de cafés terrasses, de boutiques chics, de galeries d’art et du monde très m’as-tu-vu-ma-chère, friqué et fringué, quoi! C’est presque gênant de s’y arrêter …
Le centre-ville de Sarasota est très business : des tours à bureaux, de hauts immeubles à condos, une rue de galeries d’art, une autre de bureaux d’architectes et de designers, avec boutiques à l’avenant, une autre remplie de bureaux d’avocats et de courtiers de toutes sortes! Un centre-ville habité de professionnels, avec plein de beaux messieurs en complet-veston-chemise-blanche en plein midi (l’uniforme des avocats) et de belles madames en jupe shantung noire, chemisier de soie noire et souliers tailleurs! Et tout ce beau monde déambule très à l’aise en plein soleil, comme s’il ne faisait pas 90 degrés F. à l’ombre … mystère!

Centre-ville de Sarasota


Un grand boulevard ... pour les voitures!


Main street : cafés et terrasses








La rue principale du quartier historique est sympathique, bordée de restos qui improvisent une terrasse avec quelques tables placées sur le trottoir. Nous y avons découvert un café-bistrot sympathique, C’est la vie, tenu par des Québécois et des Français. On y mange une nourriture honnête (sandwichs baguette, quiches, crêpes bretonnes), rien pour écrire à sa mère, comme on dirait, mais le paradis pour nous, après deux mois de régime de friture américaine! On s’est régalées comme des enfants et on a même rapporté des pâtisseries (très chères mais délicieuses) pour prolonger le plaisir. À elle seule, la halte repas valait le voyage!

Longboat key : une enfilade de villas

St. Armand's key


Ici, on n'a pas encore appris à économiser l'eau!







Car pour le reste, c’est surtout le paysage qui nous a plu! Mais d’un key à l’autre, ça se ressemble pas mal, en fin de compte … Blasées? Non! C’est plutôt qu’en deux mois, ou presque, nous avons bien exploré la région environnante, je crois, et notre idée est faite sur les endroits qu’on aime et où l’on se sent à l’aise. Nous préférons St. Petersburg, par exemple, pour la simplicité des gens et l’absence de snobisme, Madeira key, Treasure Island et le parc du Fort De Soto -- beaucoup plus que les sites tape-à-l’œil où il est bien pour le beau monde de se faire voir!

au bord du golfe du Mexique


des kilomètres de plage au sable blanc







Mais on s’est promis de retourner à Sarasota l’an prochain pour un repas au C’est la vie! On nous a aussi dit qu’il y avait à Sarasota une vie artistique intense : concerts, théâtre, galeries. Ce sont d’autres plaisirs qu’il faudra explorer la prochaine fois.

mercredi 23 mars 2011

L'odeur du printemps!

Ça sent le printemps! Partout, autour de nous, sur la piste Pinellas Trail, dans le parc, partout c’est le printemps qui éclate!

Un bouquet de lilas!




Tous les clichés y passent : les lilas embaument, les écureuils se couraillent et se chamaillent, les oiseaux se font des chants et des danses de séduction, les clôtures fleurissent; j'ai vu  les premières pousses de radis et de laitue dans un potager!
Les premiers radis!


Semis de laitue dans un potager



Une aigrette dans la prairie



Les clôtures fleurissent


La mousse verdit le ravin











Ce matin, la piste était un sentier de parfums! Le lilas domine, qui fleurit ici dans de grands arbres, en petites touffes rose pâle ou blanches. La mousse verdit au fond des ravins. Une symphonie d'odeurs et un festival de couleurs!
Un lilas



Un beau vieux chêne
















Ah! Comme le printemps sent bon!

mardi 22 mars 2011

La pensée du jour

Il n’y a jamais rien pour rien, dans la vie. Du moins, je le crois. Ce matin, je trouve une citation sur FB qui me rappelle une grande vérité.
Quand on est très occupée, on a l’impression d’être importante. On en tire une certaine gloire, même la fatigue peut devenir une sorte de trophée! Plus on s’occupe, plus on se donne de l’importance, en somme. Refrain connu.
We whiz through our obligations and responsibilities without taking time for a single, mindful breath.  "I’m so busy" is said with no small degree of pride, as if our exhaustion was some kind of trophy. The busier we are, the more important we must be.  Withdraw from the world a little bit this Lenten season. (Vibrant Nation)
Simple, mais faut y penser. Quand on cesse de s’agiter et d’être très occupée, non seulement on perd ses trophées (la fatigue, l’agenda, l’importance qu’on se donne, etc.) mais on découvre une autre sorte d’essence à l’existence.
Le carême commence bientôt, parait-il.  Autrefois, c’était une période de pénitence, où l’on se privait de quelque chose (des bonbons, du dessert, par exemple). Ça purifiait nos âmes en attendant Pâques.
J’en connais qui ont  gardé l’habitude de faire un carême, juste pour avoir une période précise où s’abstenir de quelque chose, du chocolat, du tabac, du vin par exemple. Ou pour perdre du poids en attendant de mettre son maillot de bain!
La suggestion que je lis ce matin, c’est de prendre une petite période de retrait chaque jour pour  se retirer en soi-même, s’extraire du reste du monde et s’écouter.
Withdrawing from the world does not require a whole day or even an afternoon.  It can be a Sabbath hour or a Sabbath walk.  What is important is to consecrate a prescribed amount of time (20 minutes even) and draw a sacred boundary around this time.  No child, work, phone call or spouse should be permitted to penetrate this boundary.  This is your time to listen to yourself.  You might just be surprised at how wise you are.
Je souligne : Listen to yourself. S’écouter soi-même. Un peu, 20 minutes par jour. Et se surprendre de sa propre sagesse!
Je crois qu’il n’arrive jamais rien pour rien dans la vie. Cette petite pensée-là me parle beaucoup, à moi. Carême ou pas, peut-être sera-t-elle utile à d’autres aussi …
Là-dessus, je m’en vais marcher avec Zappa. Elle aussi est sage! Pas très occupée mais bien importante! Et je vous souhaite un bon carême!

lundi 21 mars 2011

Le mal de la maison

C'est quoi, la nostalgie? Ce que les Américains appellent homesickness -- la maladie de la maison?

C'est l'envie d'écouter un épisode de Trauma, mais on ne peut pas prendre TouTV aux États-Unis, c'est protégé à l'intérieur des frontières, question de droits d'auteur, sans doute.

Alors, j'écoute Ariane Moffatt qui chante les mélodies thèmes de la série. Comme celle-ci :

Everybody Hurts 4:26 Ariane Moffatt Trauma (Chansons de la série TV) Bandes sonores  18
ou encore

Bridge Over Troubled Water 4:29 Ariane Moffatt Trauma (Chansons de la série TV) Bandes sonores  13.

Désolée, je n'arrive pas à vous donner le lien à ma version mais vous pouvez les trouver sur iTunes.

La voix d'Ariane Moffat ce soir, au bord du bayou, quelque part en Floride ... c'est le son de la nostalgie!

dimanche 20 mars 2011

Coucher de soleil sur le golfe du Mexique








Tout à l'heure, sur la plage, en revenant de souper!

Salut, le printemps!

L'hiver a fait son temps; disons-lui au revoir!  (Et espérons qu'il comprendra le message ...!)
Aujourd'hui, arrive le printemps (à 19 heures 21 précises) -- alors, SALUT, le printemps!

Ici, l'arrivée du printemps ressemble plutôt à l'éclosion de notre été. Depuis quelques jours, une vague de chaleur nous amène des températures très élevées le jour -- à compter de midi, il fait autour 80 - 90 degrés sous le soleil. On cherche l'ombre et l'air climatisé! Dans les rues, sur les routes, c'est un peu l'enfer à cause de l'asphalte qui fait rebondir la chaleur ...

Dans les magasins, ils ont sorti l'équipement d'été : jouets, chaises, parasols de plage, tapis de bain et tout le tra-la-la. Les arbres sont en fleurs, les parterres reverdissent. Fiesta!

Du coup, ça donne envie de revenir à la maison! Les snowbirds (les Américains autant que les Canadiens) s'affairent à ranger leurs choses et préparent leur départ en vue de la longue migration vers le nord. Plusieurs de nos voisins partent dans quelques jours, à la fin du mois ou au début d'avil.

Nous aussi, on commence à penser à la route du retour. L'itinéraire, les étapes, quelques visites, peut-être. Mais avant de partir, il nous reste encore plusieurs choses à faire, dont une visite à Sarasota, remise plusieurs fois à cause de la chaleur. Ça s'en vient ...

Bonne nouvelle : on prévoit une vague de "refroidissement" pour le milieu de la semaine! J'avoue que je préfère de loin les 70 - 75 degrés (20 - 25 Celsius) au soleil de plomb des derniers jours. Même Zappa est amorphe, écrasée sur le sol.

Hier soir, les gens veillaient dehors, sous la pleine lune. Le fond de l'air était si doux, c'était bon. L'équinoxe du printemps coïncide avec la pleine lune, cette année. Les Américains appellent ça a golden moon!


la pleine lune du printemps dans les arbres!

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, c'est aujourd'hui l'anniversaire de Claire, l'une des plus fidèles compagnes de ce blogue. Joyeux anniversaire, chère Claire! xoxo

jeudi 17 mars 2011

Tuyaux, fuites et petits tracas

Petit problème de plomberie : tiens, une flaque d'eau sur le plancher!
Enquête sous la douche (espace minuscule, s'il en fut) : ça perle goutte à goutte!
Poursuite de l'investigation derrière les robinets de douche et dans le mur où monte le tuyau (qui dégoutte).
Constats : robinets OK, tuyaux OK. C'est donc que la fuite vient du haut! Ça y est : on a remonté la filière! L'eau s'infiltre par l'évent sur le toit de la Minnie, descend le long du tuyau et coule jusque sur plancher et le tapis.
Bravo Pauline -- qui ne se plaint pas trop de ses courbatures!

Reste plus qu'à aller chercher du mastic (caulking) pour boucher le petit trou ... on ira en revenant de la plage!

Qu'est-ce qu'on en apprend des choses en voyage, quand même!

(Désolée, les photos ne sont pas très bonnes ...!!!)



P.S. Cette page aurait pu s'intituler :


Réacteurs, fuites et graves soucis


Dites, comment on fait pour rester calme, profiter du soleil et continuer de lire son roman quand survient un tel drame, comme celui du Japon, et que pèse une telle menace nucléaire sur la planète entière?