Désormais, c'est dans la mer que s'inscrivent les traces de nos pas et c'est dans le sillage du Westerdam, au petit matin, que se dessine l'esquisse de l'avenir ...






dimanche 13 mars 2011

Un air de printemps!

Cette journée est la plus courte de l’année : il lui manque une heure! Ajusté horloges, montres, réveil --l'ordi et le iPhone font ça tout seuls!
Ce matin, une lumière orange baignait la chambre au réveil. Quel joli clin d’œil! Nous avons passé la journée d’hier à déménager de site. Quitté la section A, celle des « voyageurs », où nous étions depuis notre arrivée il y a 3 semaines, pour la section B, celle des résidents saisonniers, où l’on nous a déniché le plus beau site, sous les arbres, avec de l’ombre toute la journée et  le soleil de fin d’après-midi. Sur les photos, on ne voit pas bien la différence, mais ici, c’est beaucoup plus calme, paisible et tranquille, ce que nous souhaitions. Il y a même un oranger, juste devant la Minnie, et tout autour, ça sent tellement bon!

Le nouveau site, sous les arbres ...

... beaucoup plus tranquille que le premier, ci-dessus.




À côté de nous, vit un couple de l’Ohio, qui habite ici cinq mois par an. Ils cultivent des fines herbes en pots à leur porte. En face,  un couple de personnes assez âgées; le monsieur joue de la musique et se promène avec ses instruments (un banjo et un violon, je crois) et sa table de sonorisation. Chaque soir, il place une couverture sur sa fourgonnette ... Juste à côté d’eux, un jeune couple de hippies, qui nous fait penser à du monde qu’on a connu dans notre jeune temps!
Dimanche paisible : marche et piscine au saut du lit, petit déjeuner sous la tonnelle, sculpture et lecture, et … (qui me croira?) travail pour Armande. Eh oui! J’y arrive! Quelques heures par jour, sur l’ordi, je pioche et pianote et je réussis à faire un peu d’ouvrage. Mais c’est dur, ça fait mal et ça demande une longue préparation …

Mise en forme en vue d'un dur labeur ...

Pauline aussi trouve la vie dure par moments!







Ces jours-ci, il y a dans l’air comme une odeur de printemps! J’ai vu un lilas en fleurs, le long de la piste, plein de bourgeons dans les arbres, de nouvelles pousses un peu partout et on sent, en général, une sorte de regain de la nature. Curieux phénomène, le printemps, dans une région où la végétation reste verte toute l’année. Mais il y a quand même un cycle, différent de chez nous, avec des périodes de dormance et un réveil.  L’effet du soleil, de la lune et de la rotation de la terre, sans doute. C’est beaucoup moins spectaculaire que les premiers crocus ou les perce-neige au Québec, mais quand même, c’est réconfortant! Qui a parlé de la fièvre du printemps?

le bayou, un matin de printemps

le pélican médite

... et s'envole!








Cette semaine, vous n’êtes pas ensevelis sous des tonnes de neige, alors on peut vous souhaiter, sans ironie, un joli printemps … il s’en vient, c’est certain!
Nous aussi, on s’en vient bientôt, d’ailleurs. Bientôt!

vendredi 11 mars 2011

Journal de bord

(désolée, c’est juste du texte aujourd'hui, les photos, ce sera pour demain!)
C’est mon premier hiver passé dans le Sud. Depuis six semaines, je vis au rythme des snowbirds, en essayant quand même de lire, d’écrire et de faire un peu de travail pour ne pas virer légume. En six semaines, je dois dire que la plupart de mes préjugés ont fondu au soleil. Je comprends mieux ces gens venus du nord qui recherchent ici un petit coin de soleil où réchauffer leurs vieux os.  À les regarder vivre, on comprend que les journées passent très vite, que chacun a ses hobbies et ses petites activités et que, finalement, on se recrée tous ailleurs un petit univers qui ressemble à chez nous.
On se fait vite de nouvelles habitudes. L’humain est un être grégaire – on aime bien planter ses repères et répéter les mêmes gestes. On s’habitue assez vite à la nouveauté qu’on transforme aussi vite en territoire connu : le même pain, le même lait, la même épicerie, le même parcours sur le sentier, les mêmes voisins, le même horaire … Les humains me font penser aux animaux : les souris reviennent sur leurs traces, les hamsters tournent leur roue dans le même sens, les chèvres dorment toujours chacune dans son même rond de paille, les chats ont chacun leur coussin, toujours le même, les chiens mangent dans leur propre écuelle. On fait pareil.
Parfois, j’ai l’impression que notre vie en Minnie doit ressembler à certains égards à l’expérience des cosmonautes à bord d’un vaisseau spatial! Depuis six semaines, nous partageons un espace assez restreint et notre vie quotidienne se déroule, pour l’essentiel, à l’intérieur de quelques mètres carrés. Heureusement, nous dormons dans le même lit, ça fait ça de gagné – il serait difficile d’avoir deux espaces à dodo pendant aussi longtemps ici dedans!
Pauline a déjà voyagé quelques semaines à bord de sa Westphalia, il y a une vingtaine d’années et, de mon côté, j’ai cumulé au fil des ans plusieurs expériences de voyage dans toutes sortes de conditions fort variées. Mais c’est la première fois pour l’une et l’autre que nous passons une aussi longue période en « camping » motorisé, à deux. Et il y a des surprises, pour l’une et l’autre, dans cette expérience!
Bien sûr, c’est tout confort! Chauffage s’il fait froid, climatisation s’il fait chaud, eau courante chaude et froide, frigo, cuisinière, micro-ondes, douche, toilette, télé, ordis, name it, on l’a! Nous voyageons avec une garde-robe complète, été/hiver, pour l’une et l’autre, nos bibliothèques respectives, mes documents et outils de travail, les outils de Po – l’artiste et la mécanicienne – et tous les objets nécessaires à la vie quotidienne normale (cafetière, casseroles, vaisselle, draps, nappes, etc.).
Mais il reste que cette vie, toute confortable et toute normale qu’elle soit, se déroule dans un espace somme toute assez restreint. On doit penser à chacun de ses gestes, éviter de se piler sur les pieds (au propre comme au figuré), planifier la plupart des opérations, notamment la cuisine. Fabriquer un repas complet ici relève de la gymnastique avancée! Heureusement, nous vivons en partie dehors – et la cuisson au bbq aide énormément pour la confection des repas! La Minnie se prolonge, sous l’auvent et l’écran pare-soleil, en un espace de vie très polyvalent : repas, lecture, jasette, sieste, détente, apéro, bref, on fait autant de choses dehors qu’à l’intérieur.
Conséquence de l’exiguïté des lieux : on consacre un temps important aux tâches quotidiennes, domestiques et ménagères, beaucoup plus que dans la vie normale. Nous mangeons pratiquement tous les repas ici – pour des raisons de santé et d’économie. Mais vu l’espace de rangement fort restreint, on doit faire des visites assez fréquentes à l’épicerie, pour s’approvisionner presqu’au jour le jour : trois oranges à la fois, une livre de crevettes pour ce soir, un pain frais. Si on rapporte, disons, deux boîtes de dessert du même coup, on a un problème de rangement dans l’armoire!  On doit aussi faire du ménage un peu plus souvent – plus c’est petit, plus ça se salit vite! Même chose pour les autres corvées, comme la lessive, qui revient plus souvent que chez nous, vu qu’on a quand même moins de tout!
Un changement dans la météo et voilà notre routine bouleversée! La « tempête » d’hier a déversé de bonnes quantités d’eau, secoué les arbres, soulevé toutes les feuilles mortes sur le terrain. Au matin, on a émergé sous une couche épaisse de débris (légers, quand même) et les premières heures ont été consacrées au ménage. Pauline a dû monter sur le toit de la Minnie pour balayer les feuilles et les branches, j’ai lavé au boyau toutes les surfaces où se collaient des feuilles mortes, les côtés, l’avant, l’arrière de la Minnie, la Jeep, le vélo, les tables, les chaises, les tapis, alouette! Et puis, on a réinstallé l’auvent, l’écran pare-soleil, les chaises et la table; le soleil est revenu et tout s’est mis à sécher! À côté de nous, les voisins faisaient exactement la même chose!
Bref, il est aussi difficile de décrire que d’imaginer (avant de le vivre) de quoi est faite cette vie quotidienne dans le sud. Comme dans les îles, la vie coule, doucement et sans qu’on s’en rende compte. Comme chez nous, il y a un millier de petites choses qui deviennent vite le tissu du quotidien et auxquelles on s’attache comme si on les connaissait depuis toujours.
Mais contrairement à la vie nordique, on a beaucoup plus de temps pour flâner, lire, méditer, se reposer en somme. C’est ça qui est difficile à décrire, je crois.  On ne parle pas de lézarder, étendue sur une plage et enduite d’huile (protectrice), non! On parle d’un rythme plus lent, moins frénétique, moins stressant que la vie normale, de l’absence d’obligations et d’un minimum de contraintes. Par exemple, je n’aurais jamais pu imaginer, avant de vivre ici, à quoi ressemble une communauté, disons, de plus ou moins 1000 personnes, de tous les âges et de provenances diverses (il y a des enfants, des bébés, des ados, des jeunes, des vieux, des chiens, des chats, etc.), qui vivent côte à côte (selon des codes tacites destinés à assurer un minimum de vie privée et d’intimité quand même), qui sombrent tous ensemble dans un silence léthargique au plus tard à 22 heures chaque soir, qui s’éveillent et s’activent tout doucement chaque matin – et jamais avant 8 heures! Étonnant!
Même Zappa a changé ses habitudes pour s’adapter à cette vie de fausse nomade. Sa journée commence par une longue marche dans la nature avec Armande et se termine le soir, par une autre longue marche avec Pauline. Entre les deux, elle mène sa petite vie de chien tranquille en dormant au soleil ou en cherchant l’ombre, c’est selon. C’est un chien merveilleux pour cette équipée – elle est très calme, sociable, ne jappe jamais et se contente de très peu. Courir dans nos champs et jouer à la balle lui manquent très certainement mais elle accepte son sort de captive de bon gré. Le matin, il m’arrive, quand il n’y a personne autour, de la détacher de sa laisse et de la laisser courir librement le long de la piste, dans les feuillages, sous les arbres. Elle revient vite à moi, un peu craintive dans cet environnement peu familier. Ici, les gens saluent beaucoup les chiens et leur parlent – elle reçoit toujours des compliments « Oh, what a nice puppy! » « Look here! This is a beautiful chocolate lab! » Apparemment, les labradors bruns sont très valorisés par ici! Il lui arrive de rougir d’orgueil, la Zappa!
Ce qui nous manque ici, c’est la présence de ceux et celles qu’on aime et la proximité des lieux familiers, connus, aimés. Les câlins des enfants, les bisous, les gestes d’affection et d’amitié, tout ce qu’on ne remarque pas tant qu’on l’a! C’est parler français toute la journée, au magasin, à l’épicerie, au poste d’essence. C’est le téléphone qui sonne et la voix d’un-e ami-e au bout du fil. Une lettre, un message sur le répondeur. C’est le journal de chez nous, les petites nouvelles du canton ou du quartier, les potins sans importance. Si on s’ennuie? Eh oui, c’est de ça qu’on s’ennuie, même s’il fait beau soleil et qu’on mène la belle vie!
Heureusement, y’a Facebook, où quelques fidèles prennent la peine de donner signe de vie, Skype de temps en temps, les courriels (mais plus le temps passe, plus ils se font rares!), les nouvelles de chez nous qu’on attrape grâce à l’Internet.
Mais là, pour les nouvelles et l’information, ce sera un autre page de ce journal! Parce que là-dessus, j’en ai un peu long à dire!
Sur ce, bonne journée! On vous aime, on pense à vous … et oui, on s’ennuie! Plus que trois semaines …

mercredi 9 mars 2011

Scènes de la vie quotidienne

Ce soir, on a dû fermer l’auvent de la Minnie : la météo annonce des orages.
C’est une bande de tempête qui vient du nord et qui a fait des ravages, aujourd’hui, en Louisiane et en Alabama : des tornades, des vents très violents, des inondations et tout de qui s’ensuit. Désolation!  Ici, on devrait s’en tirer avec des orages et de gros vents
Depuis le début de la semaine, nous recevons principalement des nouvelles de météo catastrophique, en commençant par la méga-tempête qui s’est abattue chez nous, surtout en Estrie et en Beauce. Selon La Tribune, il est tombé plus de neige ce 7 mars à Sherbrooke que le 14 février 2007.
Moi, je m’en souviens du 14 février 2007! Prisonnière, toute seule à la maison, j’avais finalement réussi à trouver un gars du village qui était venu ouvrir ma cour avec son gros tracteur. De mémoire (mais faut-il s’y fier), il était tombé environ 70 cm à Stanstead et le long de la frontière (mais pas nécessairement à Sherbrooke) .  Je n’avais aucun moyen de passer une souffleuse là-dedans, encore moins de pelleter tout ça toute seule! De la porte d’entrée sur la galerie jusqu’à la grange, il n’y avait qu’une immense mer de neige, infranchissable! Quand le tracteur est venu pour me délivrer, le gars avait de la neige à la mi-cuisse!
C’est pourquoi je compatis beaucoup avec  vous tous qui avez dû pelleter,  souffler, déblayer pendant des heures et des heures ces derniers jours! En souvenir de 2007, voici qq photos qui ne donnent  même pas une bonne idée de la quantité de neige qu’il y avait!


Ici, à part la tempête (de pluie et de vent) qui s’en vient, c’est une semaine normale. Le beau temps se maintient depuis notre arrivée à St. Petersburg. En général, il fait autour de 75 degrés le jour (autour de 24 degrés Celsius) et les nuits sont fraîches et confortables (autour de 16 – 18 degrés). Là où nous sommes, nous  bénéficions d’une bonne brise constante de la mer. Parfois, la brise s’intensifie … et tout revole!
Les jours se ressemblent l'un après l'autre et les semaines filent vite! Nous sortons assez souvent, pour visiter un coin autour d’ici, manger au resto, faire des courses. Sinon, nous menons une existence paisible et tranquille, partagée entre les corvées, les qq heures de travail que je fais dans la journée alors que Pauline fait de la sculpture, les marches de santé avec Zappa,  des saucettes à la piscine, les repas (des salades ou des grillades sur le bbq -- beaucoup de fruits frais) qu’on prend dehors la plupart du temps et un peu de télé le soir – nous n’avons que des stations locales, donc 1 heure d’information, à 18 heures, et une heure de Law & Order ou une série du genre en soirée.

Notre vue sur le bayou

D'abord les corvées ...

... puis le vélo!

Faut laver l'engin de temps à autre!

Sculpteure à l'oeuvre!


Une vraie vie de chien!


dimanche 6 mars 2011

Visite inattendue!

On est assises, tranquilles, à l'ombre, à siroter le thé après le lunch.
Il a plu ce matin, le sol est humide et le soleil commence à sortir et à réchauffer l'air.
Puis tout à coup, quelque chose bouge près de nous.
Eh bien, quelle visite ...






C'était long, noir, luisant et ça filait vite ... sans dire son nom!
Du coup, Pauline qui raffole de ce genre de compagnie a grimpé sur le toit de la Minnie mais elle ne veut pas que je vous montre la photo!

samedi 5 mars 2011

Un chapelet de keys


Je vous disais récemment que la côte ouest de la Floride, le long du golfe du Mexique, est constituée d’un chapelet d’îles et d’îlots, comparables aux keys qui s’étirent au sud de Miami. Ici aussi, on les appelle des keys et la côte se décline en enfilant leurs noms : Anna Maria, Longboat, St. Armands, Lido, Siesta, Casey, Manasota. Plus loin, on trouve les îles connues : Sanibel, Pine, Marco islands.
Certains de ces keys sont des hauts-lieux de villégiature : on y trouve des résidences somptueuses, des condos au bord de la mer, des hôtels, des bars et des restos à profusion. D’autres sont plutôt habités par des locaux, c.a.d. des Floridiens résidents permanents, qui vivent et travaillent par ici. Les keys sont en quelque sorte la banlieue de villes côtières comme Tampa, Sarasota ou Venice, par exemple.
Évidemment, partout le long des keys, se trouvent des plages, très souvent somptueuses. Certaines sont assez fréquentées : scènes habituelles d’humains qui lézardent au soleil, de parasols piqués à côté des chaises de plage, des petites guinguettes de bord de mer, etc. Fait étonnant : il arrive qu’au détour d’une route, on trouve une plage déserte ou un coin à peu près sauvage, à quelques miles d’une plage extrêmement populaire! Comme les humains sont curieux, parfois, et grégaires souvent!

Manasota key


Anna Maria Island : la plage


La plage à Englewood, sur Manasota key




Ces keys sont tous reliés les uns aux autres sur de très longues distances et on peut descendre ou remonter le long de la côte floridienne qui longe le golfe du Mexique en empruntant la route qui les traverse les uns après les autres ou les petites routes secondaires, qui permettent d’en découvrir les secrets. C’est une circulation locale, assez lente, idéale pour des vacanciers.
On trouve donc ici une quantité impressionnante de ponts souvent très spectaculaires – on croirait qu’il y a eu des concours d’ingénierie au fil des ans! Parfois, la route s’avance tout simplement au niveau de l’eau – ce sont les causeways. On a l’impression de rouler dans la mer!

Le Skyway bridge




relie St. Petersburg

au sud de la côte le long du golfe









Causeway sur Old Tampa Bay : l'impression de rouler dans l'eau!


Au fil des jours, nous poursuivons notre exploration des keys alentour. Plus tôt cette semaine, nous avons rendu visite à nos amis Pam et Rick, qui séjournent à Englewood, sur la très belle île de Manasota.  Quelques jours plus tôt, nous avons parcouru Longboat key, où nous avons découvert de très beaux parcs pour RV et maisons mobiles, qui pratiquent des tarifs exorbitants – mais y’a trop d’asphalte et pas assez de verdure à notre goût!

Lunch au bord de l'eau avec nos amis



un parc pour motorisés et maisons mobiles à Longboat key
 

on trouve une végétation exceptionnelle ici!










Notre coup de cœur va encore au magnifique parc du Fort de Soto où les kilomètres de sable blanc et la nature à l’état sauvage (le parc est une réserve pour la faune et la flore et plusieurs espèces sont protégées) ont été classés <plus belle plage des États-Unis> l’an dernier.

La plage à Fort de Soto Park : à peu près déserte!


Une partie du parc aménagé au bord de la mer à Fort de Soto park


coucher de soleil à Fort de Soto !


vendredi 4 mars 2011

Internet = oxygène!

C’est peut-être un cliché, mais on doit convenir que l’internet est devenu une composante vitale de la vie quotidienne. Surtout en voyage! C’est le lien vital qui nous rattache non seulement à la famille, aux ami-e-s, mais aussi à la planète entière.
Quand le branchement internet cesse, on se sent comme débranché-e du reste du monde. Subitement, on régresse à l’état quasi végétatif semblable au lézard : petite grenouille québécoise isolée en terre floridienne! Plus d’internet, c’est plus de contacts avec le monde, plus d’information, plus de radio, plus de télé, plus de météo, plus de Facebook, plus rien. Plus d’oxygène, quoi!
Superflu, l’internet? Voyons voir …
D’abord, via l’internet, on continue de recevoir ses courriels, plusieurs inutiles mais quelques-uns essentiels, autant de messages qui autrement devraient passer par le téléphone ou encore pire, par le courrier postal (quel anachronisme, celui-là!), et qui assurent le contact avec les collègues, les connaissances, les fournisseurs, les services bancaires et les innombrables sources d’information qui acheminent les <infolettres> des toutes sortes!
L’internet, c’est aussi le lien avec la famille, les ami-e-s, ceux de Facebook et ceux qu’on avait avant FB, c’est Skype et les conversations à distance avec nos amour-e-s, les petites nouvelles qui font qu’on garde un lien quotidien avec ceux qu’on aime.
En même temps, l’internet apporte les nouvelles : chaque matin, où qu’on se trouve, on se tient au courant de ce qui se passe chez nous et ailleurs dans le monde. Dans mon cas, c’est un atavisme professionnel et une maladie dont je ne me guérirai jamais. Chaque matin, je lis mes journaux sur Internet, une activité qui requiert du temps puisque j’en fréquente plusieurs :  Le Devoir, Cyberpresse, Rue Frontenac, New York Times,  Washington Post, Le Monde, El Pais, au minimum. Ensuite, il y a aussi The Nation, ProPublica, CBS, CNN et plusieurs autres où je vais chercher des contenus spécifiques qui m’intéressent. Sans compter les petits locaux en passant : Los Angeles Times, Sarasota Times, St. Petersburg Times, etc.
Et finalement, il y a mon travail de recherche qui dépend entièrement d’internet et qui devient complètement paralysé quand la connexion s’éteint! C’est pourquoi en préparant ce voyage, j’ai accordé beaucoup d’attention à la question de l’internet afin de disposer d’un branchement permanent (24 heures / 7 jours) où que nous soyons, à un prix raisonnable. Et j’ai trouvé une petite merveille, que peu de gens connaissent : une sorte de clé internet, de la taille d’une carte de crédit, qui capte un signal wi-fi et le retransmet à tous nos appareils – les deux portables, le Notebook et le iPhone (le MiFi peut retransmettre à un maximum de 5 ordis à la fois). Le bidule ne prend pas de place, se branche sur le courant électrique ordinaire et, ô merveille, ne coûte pas très cher. Surtout, on peut s’abonner au mois (sans signer un contrat pour 2 ou 3 ans), au tarif de 40$ US pour une quantité ILLIMITÉE de données!  Parfait pour nous, d’autant plus que pour ma recherche, je manipule une quantité très élevée de données.
Tout  fonctionnait à merveille depuis un mois jusqu’à mardi dernier, quand le signal a commencé à flancher, à toussoter, puis à se brouiller complètement.
D’où le drame de ces derniers jours : nous n’avions plus de connexion internet! Misère, drame, panique! Comme dirait Diane Dufresne : Donnez-moi, donnez-moi de l'OXYGÈNE!
 Je me suis mise à chercher, à fouiller, enquêter, gosser de toutes les manières possibles! J’ai même perdu patience, je crois, à force de ré-initialiser Internet Explorer, de faire subir à mon ordi toutes les routines d’entretien possibles et impossibles, de faire des expérimentations comparatives avec les quatre engins dont nous disposons, de tester la connexion en divers endroits de la Minnie, en dehors de la Minnie, ailleurs sur le terrain, plus loin, à 10, à 15, à 20 minutes de marche d’ici. Ça fonctionnait sur le iPhone mais pas sur le portable. Des fois, oui, des fois, non. Par moments, l’ordi de Pauline captait le signal mais pas le mien; à d'autres, c’était l’inverse.
En désespoir de cause, je me suis résolue à acheter un coupon pour me brancher sur le réseau du terrain où nous sommes, ce qui m’a permis de vérifier le bon fonctionnement de nos quatre joujoux. C’était mon plan B : si ma connexion avec Virgin Mobile fait défaut, je pourrais toujours me brancher sur le réseau du terrain, mais c’est très cher : 1$ par jour pour un seul appareil et le branchement est de qualité fluctuante, selon l’achalandage!
Puis, j’ai ENFIN trouvé le problème. : ce n'est ni l'ordi, ni le logiciel, ni le bidule, ni le fil, ni la pile, ni le branchement, ni le vent, ni rien ... mais c’est la compagnie elle-même qui éprouve des difficultés et ce, à l'échelle de tous les É-U! Le satellite doit être débranché ou en pause syndicale!
Je l'ai appris après m'être rendue hier d'abord chez le fournisseur (ce n'était pas le bon), ensuite chez Walmart (où ils proposaient d'échanger l'appareil -- mis je perdais l’argent versé pour le mois) et finalement chez Radio Shack où le technicien m'a renseignée! Il venait lui-même de l’apprendre sur Google, à cause d’un autre client qui m’avait précédée avec la même question!!!
Quel soulagement! Tous nos ordis fonctionnent bien et, ô merveille, voilà que ce matin, le signal fonctionne  et il est  d’excellente qualité.  On respire à nouveau, l’oxygène est revenu! Je suis tellement contente de retrouver la connexion vitale avec le reste de la planète, que j’ai réagi en écrivant cette longue (et sans doute ennuyeuse) chronique sur nos petits malheurs technologiques des derniers jours.


Pauline lit ses nouvelles ce matin (notez le café sur la tablette du haut à sa gauche
et regardez pas le désordre ...!)

Et ce matin, en sirotant le café, on lit nos journaux … et  on vous fait un petit coucou rapide – on part en direction de Tampa tout à l’heure! Bonne journée chez vous, en espérant que vous ne manquez pas d’oxygène!
P.S. BRAVO à qui aura lu jusqu’au bout ! Il n’y a pas de prix à gagner, malheureusement! La prochaine fois, ce sera presque seulement des photos pour compenser!

jeudi 3 mars 2011

Techno-misère

Diable, la technologie!
Deux portables, un notebook et un iPhone -- une connexion internet tous azimuts et rien ne fonctionne!

Depuis deux jours, je m'échine à trouver la cause du problème.
Symptôme : connexion défaillante ou inexistante
Causes possibles : la météo, les vents, les feux de broussailles, la neige ...
Solutions envisagées : tout jeter par la fenêtre, tout débrancher et recommencer, ouvrir la dernière bouteille de cognac ...
Opérations déjà effectuées : rebootage de IE, recherche sur des sites d'aide, contre-vérification des 4 appareils à 15 minutes d'ici, achat d'une nouvelle connexion
Résultat : rien ne fonctionne!

Et il vente à écorner les boeufs.
Prochaine étape : un autre café pour me remonter le moral!

Vous reviens dès que j'ai améliorié notre situation techno suffisamment pour mettre en ligne les photos de nos excursions de la semaine.