Désormais, c'est dans la mer que s'inscrivent les traces de nos pas et c'est dans le sillage du Westerdam, au petit matin, que se dessine l'esquisse de l'avenir ...






mardi 1 février 2011

Repos à Myrtle Beach

Jour de repos, après les longues heures de voyage des deux derniers jours.
Profitons d'un magnifique parc, en plein coeur de Myrtle Beach.


Notre parc Koa à Myrtle Beach


Au programme aujourd'hui : laver la Minnie et la Jeep (2000 km de poussière de route, c'est quelque chose!), prendre une douche, visiter Myrtle Beach, aller voir la mer et ... .récupérer pour continuer!

C'est l'alarme générale aux États-Unis à cause de la tempête gigantesque qui sévit au nord et à l'ouest : 100 millions d'Américains sont touchés! Les pauvres! Ici il fait un petit soleil timide et 15 degrés Celsius. Pas trace de tempête pour nous!

Carte postale double : dimanche et lundi

31 janvier 2011 - Abingdon, Maryland
Quand on descend dans le Sud en motorisé, les deux premières journées sont toujours une étape difficile. Le premier jour, il faut rouler de longues heures avant d’atteindre un camping ouvert à  cette période-ci. Ensuite, il faut descendre le plus au Sud possible pour atteindre la chaleur et «installer» la Minnie (essentiellement rebrancher les conduits d’eau pour utiliser lavabos, toilette, douche, évier) et prendre nos véritables quartiers de voyage. Jusque-là, on fonctionne comme en «camping», avec des bidons d’eau, des snacks pour le lunch et des litres de thé pour tromper l’appétit et rester éveillées!
Départ de Stanstead (fraîches et pimpantes) : 7h45 dimanche matin.
On  voulait prendre une photo au départ mais on a oublié.
Arrivée : 23h15 au  Bar Harbor RV Park,  à Abingdon, Maryland (un peu moins pimpantes…) où nous avons une réservation pour le dodo. On vous fait grâce de la photo à l’arrivée!
Au total : 15 heures 30, incluant deux mini-pauses de 15 minutes, 2 arrêts pour l’essence et une pause-midi d’une heure, pour le lunch et la réparation.
Au compteur : 666 miles, soit plus de 1000 kilomètres! (Notre record, établi en 2007, était de 1200 km en 16 heures 30 sur un trajet semblable.)

La route d’hier s’est bien déroulée. Circulation fluide et détendue du dimanche, peu de camions et de transport lourd. Chaussée sèche, sauf dans les montagnes du Vermont, où il neigeait un peu, évidemment, assez pour couvrir la chaussée.

Traverser les frontières fut à nouveau une dure épreuve! On passe à l’inspection pour vérifier ce qu’on apporte : pas moins de 3 officiers encerclent la Minnie (comme si elle était bourrée d’explosifs), ils  inspectent la Jeep, nous font descendre ainsi que Zappa, fouillent la Minnie sans qu’on puisse rester à l’intérieur, nous font entrer au poste, subir un interrogatoire (pour démêler nos nombreuses entrées et sorties aux États-Unis depuis un an!), savoir qui on est, ce qu’on fait, si je travaille encore, à temps plein? alors comment se fait-il que je parte pour deux mois? Où on habite, si on est propriétaires ou locataires, et plein d’autres questions, qui n’ont rien à voir avec passer les douanes pour un voyage d’agrément. On nous fait aussi remplir un formulaire de déclaration, signer à 4 endroits avant de nous laisser repartir 40 minutes plus tard! Tout ça pour rien, sauf pour confisquer nos kiwis!

On a réussi à garder notre calme et notre sourire en bonnes touristes dociles que nous sommes – pas le choix, dans ce jeu de pouvoir, c’est eux qui ont le gros bout du bâton. Nous, on veut seulement entrer chez eux pour aller dépenser notre argent dans leurs entreprises et faire rouler leur économie, rien que ça! Enfin, on est reparties sans demander le change et on a filé non sans passer qq heures par la suite à se défouler sur la petite misère que représentent les plouks armés, dans tous les pays du monde, y compris ici.

Et puis, voilà t’y pas qu’en arrêtant à midi pour le lunch, on constate que la plaque qui recouvre la bouche d’aération du frigo s’est …envolée! Pourtant, Pauline est bien certaine d’avoir tout vérifié avant le départ, revissant même les écrous qui tenaient cette plaque en place. Comment a-t-elle pu se détacher? Une seule explication possible : ce sont les officiers des Douanes américaines qui l’ont ouverte (pour vérifier si on n’y cachait pas qq chose) et l’ont mal replacée. Comme ils avaient mal refermé la glacière et laissé de grosses taches de bottes sur le tapis – mais ça c’est une autre histoire!

Comme on le sait, Pauline est une merveille d’ingéniosité et une virtuose de la débrouillardise! C’est dans des moments cruciaux comme celui-là que ses talents se déploient à la manière d’un champignon nucléaire! Pour bien faire, on était justement stationnées devant un Staples (le cousin américain de notre Bureau en gros). Ne faisant ni un ni deux, ma Po se procure illico un grand morceau de carton blanc (à défaut du plastique rigide qu’elle souhaitait), découpe une pièce sur mesure, y pratique des ouvertures pour la ventilation et fixe le tout à l’aide de ses outils de menuisière qui la suivent partout! Et voilà qu’en deux coups de cuiller à pot, elle a gossé une pièce de remplacement et bouché  le trou béant sur le côté de la Minnie. Admirez :



Réparation improvisée!






 









Pauline en plein travail!


L'oeuvre terminée!








Nous avons repris la route, réconfortées mais pestant encore contre les vilains plouks des Douanes américaines, en nous promettant bien de surveiller leurs moindres gestes la prochaine fois.

La route est belle mais il fait encore froid. Beaucoup de neige en Nouvelle-Angleterre : l’hiver est dur cette année. À Hartford, CT, des bancs de neige de 3 pieds de haut longent l’autoroute 84. Du jamais vu! Dans le Maryland, le sol est couvert d’une couche d’environ 12 pouces de neige. En fait, toute la Pennsylvanie est blanche et on a laissé la neige seulement après Washington!

Coucher de soleil en Pennsylvanie
 


Lundi matin, 31 janvier 2011
-5C – on gèle!

Premier dodo : Abingdon, Maryland. Les bateaux sont pris dans la glace. Même les canards glissent sur la glace.





premier dodo dans la Minnie

Ce matin, on file au sud en raison d’une menace de pluie verglaçante sur Baltimore et Washington. Sur l’I95, on rencontre des salières munies de panneaux clignotants : PRE-STORM SALT  TREATMENT.  Rassurant.

À midi, il nous faut un repas substantiel vu qu’on a sauté le souper hier soir. On arrête à Ashland (15 m. au nord de Richmond, VA – the Center of the universe) où nous nous étions réfugiées en pleine tempête de neige l’an dernier, pour passer la nuit dans le banc de neige d’un bon samaritain! Pause midi  en forme de pèlerinage en souvenir de l’épopée de janvier dernier! Jean et Maryse s’en étaient bien tirés mais nous, on y avait goûté!

La Pennsylvanie était toute blanche; la Virginie décline tous les tons de brun et la Caroline affiche sa verdure, avec les grands pins géants et les pemières touches de vert tendre au sol. Pas de pluie verglaçante, seulement une petite ondée de 5 minutes!

On file ensuite en direction de Myrtle Beach, où nous couchons ce soir – une étape de 560 miles, soit 900 km. Petite journée!

Arrivée à Myrtle Beach à 21h30 – après 12 heures de route!

En prime : la MER et … nos premiers palmiers cette année!!! Photos demain.

Heureusement, on l’a échappé belle : la météo annonce une tempête «historique» demain, d’est en ouest et du nord au sud des E-U – mais il semble que notre petit coin au bord de l'Atlantique sera épargné!

On est crevées! Bonne nuit!

mardi 25 janvier 2011

Bientôt le départ!

Eh oui! C'est un nouveau départ! Après la croisière de l'automne, qui nous a profondément marquées, nous voici à nouveau prêtes à repartir!

Si la météo est favorable, nous devrions quitter Stanstead à bord de la Minnie au cours de la fin de semaine prochaine, pour un périple qui nous amènera cette fois à travers les États-Unis, le long de la côte atlantique (Virginie, les Caroline, Georgie, Floride) et dans les États du Sud (Louisianne, Texas, Nouveau-Mexique, Arizona, Californie).

Nous avons donc tiré la Minnie de son sommeil hivernal pour la réchauffer, la démarrer et la charger de tout ce que nous apportons : vêtements (3 saisons!), ordis, livres, nourriture (y compris pour le chien puisque Zappa nous accompagne) et tout plein de choses qui seront nécessaires au cours des deux prochains mois. La voici au moment de reculer dans la cour chez nous :

La Minnie s'éveille toute enneigée
 C'est dans ce motorisé de 30 pieds (le modèle de Winnebago nommé Minnie) que nous voyagerons, vivrons, dormirons, mangerons, lirons, jouerons, travaillerons (un peu ...), etceterons au cours des deux prochains mois!

Comme pour la croisière de l'automne, on enverra des « cartes postales » virtuelles (texte et photos) tout au long du parcours, histoire de vous donner des nouvelles de notre trajet, des visites, des aventures, des rencontres et de tout ce qui marquera notre voyage!

L'automne dernier, nous avons beaucoup apprécié sentir la présence fidèle et réconfortante de plusieurs personnes qui nous ont accompagnées, en quelque sorte, en venant visiter le blogue régulièrement. Espérons que vous aurez encore envie de nous suivre et de faire vos commentaires à l'occasion (même si la procédure exige un peu de patience technique, paraît-il).


Le chemin Fairfax : les traces de nos pas en hiver


samedi 11 décembre 2010

Un mois déjà!

Il y aura un mois demain que nous sommes rentrées après la croisière. Un mois passé sur la terre ferme, après un mois passé à se faire bercer sur la mer.

Ah, que de souvenirs! En particulier, cet incroyable sentiment de liberté qu'on éprouve quand on navigue, quand on traverse l'Atlantique, la mer des Sargasses, immense et presqu'infinie, à bord d'un paquebot qui devient bulle, cocon, ballon qui vogue et qui vit sur l'eau!

Un mois passé à réintégrer la maison, l'hiver, la neige, le froid. À retrouver ceux qu'on aime. À reprendre nos habitudes de terriennes, à savourer notre campagne, à suivre le fil de la vie de tous les jours.


notre chemin d'automne sous la neige
(compliments de Claire-H. Leblond -- merci!)
 Bientôt Noël et le nouvel an! Et un autre départ en vue, début 2011 ...

jeudi 18 novembre 2010

Bilan flash (ou Cruise Log impromptu)

Nous voici 5 jours plus tard, replongées à peu près intégralement dans le train-train habituel, les valises déballées, les 9 brassées de lessive séchées, pliées, rangées, les «papiers» classés (billets d’avion, documents de croisière, etc.). Reste à monter le diaporama et choisir parmi des centaines de photos, mettre en ordre nos souvenirs et … répéter le récit du voyage!
Comme promis, voici (sous forme synthétique) quelques-uns des principaux faits saillants de la croisière. En 33 jours, nous avons :
>PARCOURU plus de 10,000 kilomètres en mer, auxquels s’ajoutent environ 8,000 km dans les airs (de Montréal à Athènes; de Fort Lauderdale à Montréal)

Le Westerdam au Pirée
>FAIT ESCALE dans 18 ports en 23 jours – 3 en Grèce (Athènes, Katakolon, Corfou); Dubrovnik en Croatie; Kotor au Montenegro; Valetta à Malte; 5 escales en Italie (Venise, Trapani en Sicile, Naples, Civitavecchia/Rome et Livorno/Florence); Monaco / Monte Carlo;  4 escales en Espagne (Barcelona, Cartagena, Malaga, Cadiz); Lisbonne au Portugal et Funchal à Madère

>SAVOURÉ des levers et des couchers de soleil indescriptibles, des nuits sombres ou des clairs de lune éclatants, des cieux calmes ou tourmentés et capté en photo plusieurs de ces moments extraordinaires

lever du soleil



clair de lune sur la mer

ciel calme



>DÉGUSTÉ des cappuccinos dans toutes les villes visitées. Les grands gagnants sont indéniablement : les Italiens et les Espagnols! Mais nous avons beaucoup aimé aussi les capuccinos du Café Explorations au 10e, à bord du Westerdam




>ÉTRENNÉ le mini-portable Notebook d’Armande (cadeau des collègues du Dlc), qui a permis de rédiger ce blogue, de relever les courriels, de payer les comptes à distance, de lire par Internet chaque jour Le Devoir, entre autres, et ainsi rester branchées sur le monde (et suivre la saga des scandales locaux) dans le confort de notre cabine


Armande et son mini : l'internet dans notre cabine
 






>ACHETÉ des milliers de minutes de connexion internet à faible vitesse (sans compter des centaines reçues en prime) et apprécié de pouvoir se brancher sur le satellite, même en plein milieu de l’océan Atlantique





>LU plusieurs ouvrages  dont 6 romans pour Armande (y compris 4 belles découvertes, dénichées dans la bibliothèque du Westerdam, et un «classique» en version numérique, sur le mini Notebook), des journaux locaux ou internationaux, des guides de voyage, les feuillets quotidiens d’information à bord du bateau, des centaines de panneaux routiers, de cartes et d’affiches en toutes sortes de langues étrangères …

>MARCHÉ tous les jours, plusieurs heures chaque jour, lors des excursions à pied à chaque escale ou sur la promenade du 3e pont (Armande a fait ses 4 km chaque matin de la traversée, malgré le vent, la houle ou la pluie) avec comme résultat appréciable : pas un kilo de plus au retour – bravo!!!



>ADMIRÉ les mains douces et les doigts minces de Pauline (presque décrochis …) et profité d’un moment de grâce de ses articulations (cou, genou, pou …oups!) qui ont tenu le coup dans les côtes, les escaliers, les pavés tout croches, les sentiers de montagne, les couloirs du bateau dans la grosse mer, etc. On ne vantera jamais assez les mérites du climat méditerranéen pour toutes les familles d’arthritiques!
>MANGÉ à fendre panse et >BU jusqu’à plus soif dans la magnifique salle à manger Vista au 2e et au Lido du 9e pont, dont plusieurs pique-niques le midi, dehors sur la terrasse. On a raison de vanter l’excellente cuisine à bord des paquebots de croisière; le Westerdam est à la hauteur des attentes, avec un menu 4 services différent chaque soir (pendant 30 jours!)

>DÉCOUVERT le jeu de dominos grâce à Jean et Maryse (nous avons manifesté nos grands talents pour les petites tuiles blanches à points de couleur) et APPRÉCIÉ la compagnie de ce couple ami pendant la deuxième partie de la croisière 
 
>BÉNÉFICIÉ de la grande qualité du service à bord et surtout de la gentillesse du personnel, tant les garçons de chambre (Danyal) que les serveurs à table (Ricardo, Sri Miko, Rasmina),  des Philippinos et des Indonésiens aussi souriants que travaillants, des agents de bord et des officiers de toutes les nationalités (en particulier Pauline la travel guide, Bryan le pro Internet, Marcella, responsable de l’hôtellerie et la jeune et blonde bibliothécaire)


Armande avec Sri Miko à la salle à manger


>GOÛTÉ abondamment la mer, les embruns, l'air salin, le vent du large, la brise douce, la bourrasque forte ... les vagues, l'horizon, le ciel et le bercement du bateau!

Pendant 7 jours : des vagues ...

 
... encore des vagues

 
... et toujours des vagues!
 















>FLÀNÉ, rêvé et joui de notre véranda – ce petit balcon qui ouvre sur la mer et donne un accès constant à l’extérieur. Nous y avons passé des heures et des heures le jour comme la nuit, à jaser, lire, somnoler, rêvasser, regarder la mer à l’infini, écouter les vagues frapper sur le bateau, réfléchir au présent, préparer notre avenir et, bien entendu, imaginer les futures croisières …


au revoir ...

... et à la prochaine!

samedi 13 novembre 2010

Samedi matin – retour à la case départ!

Tout s’est merveilleusement bien déroulé. Arrivée très tôt à Fort Lauderdale : beau soleil, 25 degrés C, il avait plu pendant la nuit, la terre américaine sentait l’humidité et les palmiers se berçaient dans une petite brise légère. Le port est toujours aussi gigantesque et impressionnant : pas moins de 6 paquebots de croisière se trouvaient à quai, dont 3 de Holland America!
(photo à venir)
Débarquement du Westerdam à 8 h 30. Bonne organisation : pas de cohue dans le terminal;  bagages et navette sans encombre jusqu’à l’aéroport. Traversée de la barrière douanes-immigration américaines finalement assez facile (pour une fois! On doit être des pros, à présent,  de la procédure de triage et de fouille! Les quatre, on est passés à travers ça haut la main avec un A+, un vrai coup de chance!); idem pour le cordon sans fin aux douanes canadiennes! En prime : on a retrouvé tous nos bagages sains et saufs à Dorval presqu’en un clin d’œil. Bref, parcours sans faille, on s’était inquiété pour rien!
Accueil bien chouette à l’aéroport! Charles-O est là, souriant, cool et fidèle au poste, Catherine et Karl aussi, qui attendent Maryse et Jean. Quelle chance, nous avons, d’avoir d’aussi bons enfants! Mais on a raté la photo (en fait, sous le coup de l'émotion, on a complètement oublié de la faire!) – vous ne verrez donc pas ce moment mémorable de bisous, câlins, poignées de mains autour des chariots de valises empilées, entre notre progéniture respective et nous, fraîchement débarqués, avec encore un peu de houle sous les talons! Que d’émoi : même Jean a évité le pire et n’a pas réussi à oublier vraiment son portable dans l’avion – juste fait semblant!
Vous ne verrez pas non plus l’accueil mémorable des petit-e-s qui nous sautent littéralement au cou en retrouvant (ENFIN!) leurs grands-mères! Jules, le grand sourire, qu’on va chercher à l’école, Marine toute fébrile, qui nous réclamait depuis quelques jours et qui nous a préparé une fort jolie carte, Colin qui se lance en pleine course dans nos bras comme si on était parties depuis un siècle et Romane qui, elle, ne lâche pas ma main (ou mes genoux) de la première heure! Très chouette, le délicieux souper préparé par Marie-Claude et que nous partageons avec (une partie de) la petite famille – Jules a du hockey le vendredi, et papa l’y conduit. On se retrouvera tous à la campagne en fin de semaine!
Que d’émoi! En une journée, on passe de cet univers cocon du bateau et de la croisière au décor familier de la maison, qu’on retrouve avec plaisir. Notre chère Julie nous a préparé un chez-nous beau comme un dix-sous neuf et, toujours prévenante, a même laissé du lait au frigo, du pain et des fruits pour le petit déjeuner! Merci, Julie! Même Zappa n’en revenait pas de nous voir arriver – elle n’y croit pas encore mais ses compagnons des dernières semaines (Julie, Michel et Gabou) vont lui manquer. Décidément, rien n’est parfait dans une vie de chien!
En une journée (longue, il est vrai, de 14 heures en transit, dans notre cas,  à partir du bateau jusqu’au salon chez nous), on passe de la chaleur à la froidure (ici, ils disent qu’il fait chaud, encore heureux, mais pour nous, le contraste est quand même saisissant!), de la vie en mer depuis un mois au quotidien sur terre, du dépaysement exotique au train-train familier.
Et ce matin, dans le ciel de novembre, il y a du rose au lever du jour et du frimas sur le sol. Les arbres ont perdu toutes leurs feuilles (oui, je sais, il a neigé pendant notre absence!) et la campagne a déjà commencé à glisser vers son long sommeil de l’hiver.

Le mot de Pauline au réveil : «La mer est blanche, ce matin!»
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Quel beau voyage! Depuis Athènes jusqu’à Fort Lauderdale, nous avons couvert plus de 10,000 milles marins, parcouru bien des kilomètres sur cette petite planète, d’abord dans les airs (la voie rapide), ensuite sur les mers (la voie lente et royale) et aussi à pied (en voiture et en bus), dans les 18 villes où nous avons fait escale. Toute une équipée!
Le bilan viendra dans quelques jours, quand nous aurons défait les bagages, rangé les petits souvenirs rapportés d’ici et là, classé les photos et retrouvé nos pantoufles! Je vous promets une page de blogue pour une vraie conclusion, comme le Cruise Log où sont notées les principales données du voyage et qu’on nous remet en fin de croisière.
Pour l’instant, comme dit Pauline, ce fut assurément le plus beau voyage de notre vie! Remarquez, je crois qu’elle avait dit la même chose l’an dernier …



jeudi 11 novembre 2010

Jour 33 - En direction des Bahamas


Après la pluie, le beau temps! Journée magnifique, de soleil et de vent! La mer est encore grosse mais la navigation est plus confortable, disons!
Installés sous la toile qui battait au vent, nous avions l’impression d’être presqu’à la voile tant le bateau filait bien tout l’après-midi, avec des pointes de vitesse et une allure stable sur une mer beaucoup plus calme que les jours précédents. Un pur bonheur!

Plein d’activités sur le bateau, comme tous les jours, entre autres : encan d’œuvres d’art, marche de 5 milles en appui à la lutte au cancer, conférence d’un expert sur la navigation de Christophe-Colomb (ses bateaux, la Nina, la Pinta et la Santa Maria – vous vous souvenez!-- ne mesuraient pas plus de 65 à 75 pieds!!! Le Westerdam en mesure 935 !!! Une réplique de la Santa Maria est à l’ancre dans le port de Funchal); visite des garde-manger, de la pâtisserie, des entrepôts de légumes, de denrées sèches, de vin, bière et eau, de fleurs, de fromages, des frigos et des congélateurs, situés tout en bas, dans la cale du bateau. Lunch en plein air et  en prime, une partie de dominos dehors, sur le pont, avec une bonne brise! Un pur bonheur, je vous dis!
En soirée, bal Black and White du capitaine, au 10e, sous les étoiles! Étant donné que Jean a pris du mieux, que Maryse a repris des couleurs et que Pauline va bien aussi, nous avons décidé de sortir en grande : soirée de débauche au Crow’s Nest pour siroter le digestif et admirer tous ces beaux officiers en tenue de soirée! Un peu plus et on dansait …

quelques officiers du Westerdam




le capitaine PJ van Maurik du Westerdam





des danseurs sur la piste





Maryse et Jean


Pauline et Armande ... au bal du capitaine!