Désormais, c'est dans la mer que s'inscrivent les traces de nos pas et c'est dans le sillage du Westerdam, au petit matin, que se dessine l'esquisse de l'avenir ...






mardi 26 octobre 2010

Jour 17 - Livorno / Florence (Italie)

Journée de la carte – des cartes – de l’écarte, comme dit Jean.




La belle ville de Florence, capitale de la Toscane, est située à 75 km du port de Livorno, ou ± une heure en auto. Conduire en Italie, c’est tout un poème, tout le monde vous le dira.  Se retrouver dans les rues, ruelles, sens uniques et boulevards de Florence, c’est aussi toute une épopée!







Notre chauffeur désigné et émérite s’est fort bien tiré d’affaire, au volant d’une jolie petite Fiat. Les copilotes également, si on pardonne quelques égarements … sur la carte, bien entendu! L’histoire se termine bien : nous sommes tous rentrés à bon port !








le long du fleuve Arno, au coeur de Florence



sans doute la façade baroque la plus détaillée d'Italie


le Campanile (la tour de la cloche)



Belle promenade à travers les rues du centro de  Florence, où les monuments historiques se dressent tout à côté d’enfilades d’étals et de boutiques. Ici, le très chic côtoie le très ordinaire. Mais tout ce qui brille, c’est vraiment de l’or (ou des diamants) sur le célèbre ponte Vecchio (construit en 1335, rénové en 1593; le plus vieux pont de Florence et le seul à avoir été épargné des bombardements lors de la 2e guerre mondiale).


Très petite idée de l'étalage d'or et de bijoux sur le ponte Vecchio


calèche eet Pucci; vespa et Rolex


scène de la vie quotidienne à Florence


Héritage de la célèbre famille Medici qui régna sur la ville pendant 3 siècles, patrie de Machiaveli, de Botticelli et de Donatello, entre autres, Florence est un centre intellectuel et artistique très influent en Europe depuis des siècles. C’est ici que se trouvent la tombe de Galilée et celle de Michel-Ange. On trouve aussi non pas une mais bien 3 statues de David et un nombre incalculable de sculptures, de toiles, de fresques et d’autres œuvres d’art qui font partie du patrimoine mondial.











On trouve aussi de toutes petites ruelles, des impasses, des rues si étroites que seules des vespas peuvent s'y glisser, des passages réservés aux piétons, une multitude de galeries, de chapelles, d'échoppes, de boutiques. Bref, la vie bourdonne ici et il y en a pour les florentins comme pour les étrangers, pour les riches comme pour les mendiants.



lundi 25 octobre 2010

Jour 16 - Rome

Aujourd'hui marque un point de transition : c'est la fin du premier segment de la croisière, l'odyssée de 12 jours qui nous a menées d'Athènes à Rome, en passant par Katakolon, Venise, Dubrovnik, Kotor, Corfou, Malte, Trapani et Naples, et le début du deuxième segment, de 18 jours celui-ci, qui nous amènera de Rome à Fort Lauderdale, en passant par Liverno/Florence, Monte Carlo, Barcelone, Carthagène, Malaga, Cadix, Lisbonne et Funchal (Madère).

Journée de repos : il pleut, il vente et il fait froid à Civitavechhia, la petite ville où loge le port de Rome. Le départ de plusieurs voyageurs et l'embarquement de plusieurs autres crée un charivari incroyable sur le bateau. Nous, on en profite pour savourer un moment de tranquillité et de lecture, bien calées dans les fauteuils du 10e pont.





 Nous attendons (patiemment) nos ami-e-s Maryse et Jean, qui finalement arrivent au bateau peu avant 16 heures, en provenance directe de Montréal (via Air Transat). Ô miracle! Ils ont attrapé la dernière navette qui faisait le trajet entre l'aéroport et le port de Rome!





Finalement, nous partageons un bon repas tout à la joie des retrouvailles! De vraies forces de la nature, Jean et Maryse, personne ne dirait qu'ils sont en plein décalage horaire après avoir passé la nuit en avion!


la joie des retrouvailles!

Ce soir, nous naviguons en direction de Liverno, sur un mer très agitée : les vents de 36 milles à l'heure soulèvent des vagues de 8 pieds de haut! (Désolée, ici, on compte à l'anglaise!) C'est dire qu'on va se faire bercer toute la nuit ...

dimanche 24 octobre 2010

Jour 15 - Naples (Italie)





Le jour se lève sur le Vésuve

On se lève avant l’aube, juste pour admirer les couleurs du jour levant sur la côte.

 
Naples au petit matin


 Dimanche – Naples. Troisième ville en importance en Italie (après Rome et Milan), plus de 2 millions d’habitants. Des siècles, que dis-je, des millénaires d’histoire. Plusieurs styles d’architecture qui se côtoient dans une ville construite à flanc de montagne et qui descend vers la mer.

le chateau médiéval



le palais royal












Tout à côté, le Vésuve, ce grand volcan qui ne respire plus depuis une soixantaine d’années et dont on s’attend à ce qu’il se manifeste d’ici quelques années! En 79 avant notre ère, une irruption gigantesque a anéanti la ville de Pompéi sous 23 pieds de cendres, de même que la ville d’Herculaneum. La «nouvelle ville» (néo polis) s’appelle Naples!



Le Vésuve qui somnole ...

Les quelque 600 000 personnes qui vivent au pied du Vésuve, sur cette île rattachée à Naples par un pont, refusent de céder à la peur et disent qu’ils ont assez des deux semaines qui précèdent une irruption (et où les sismologues peuvent la prédire) pour se mettre à l’abri!


Naples, c'est le jeune et le vieux, le beau et le moins beau, tout se chevauche et s’entrecroise dans des rues et des ruelles encombrées par des milliers de voitures, de vespas et surtout, surtout des amoncellements de déchets (à cause de la grève des éboueurs).


Le royaume de la Vespa

la grève des éboueurs ...


Plusieurs plus petites îles volcaniques entourent aussi Naples, s’étant détachées du continent lors d’un tremblement de terre il y a des milliers d’années. Dans la ville, les pavés sont faits de pierre volcanique noire, très résistante, qui résulte des irruptions passées.

le quartier résidentiel huppé

la pause capuccino!

promenade au jardin botanique










Naples, un dimanche. Les gens flânent en ville, au café; les enfants courent partout, les chiens aussi. Les touristes envahissent les rues.


Il pleut sur Naples, on s’éloigne doucement. Chez nous il a neigé.




On suit vraiment le soleil : on arrive au levant, on part au couchant!




Demain, escale à Rome : nos amis Jean et Maryse nous rejoindront pour la 2e partie de la croisière. Arivederci Roma!

samedi 23 octobre 2010

Jour 14 - Trapani (Sicile)

Samedi - courte escale en Sicile. Un pied en Italie ... et tout le charme de ce pays qui jaillit tout à coup!
La langue, extravagante et chantante! Le meilleur café du monde!
La beauté, le raffinement, le sex appeal dans les moindres détails.
Des boutiques, le goût du luxe. Curso Vittore Emmanuele.
Les gens ici ont ce qu'on appelle de la «classe», surtout dans les détails.
Des tissus, des vêtements, des tricots.
Et quelles chaussures -- on en connaît qu'il serait difficile de freiner!

Lever de soleil sur la Sicile




Le volcan Etna





Ciao, Trapani bella!


vendredi 22 octobre 2010

Jour 13 - Valletta (Malte)


Vendredi, 22 octobreBon anniversaire Charles-O!
la forteresse à l'aube

Temps superbe et parfait, ensoleillé, assez chaud pas trop! Escale d’une petite journée à Malte : une île et deux plus petites, au total 96 milles carrés, 400,000 habitants! Oui, ils sont littéralement entassés les uns par-dessus les autres! À Valletta, la capitale et la ville où nous accostons, et tout le long de la côte, on voit des immeubles de plusieurs étages, au moins 3 ou 4, parfois beaucoup plus dans les quartiers résidentiels, pour les hôtels de luxe et dans les sites de villégiature.


À l’entrée du port, une des nombreuses forteresses de l’île, entourée de murailles. Ailleurs, il existe encore les vestiges de temples préhistoriques (remontant à plus de 4000 ans avant notre ère), que l’on protège des intempéries et du soleil en les couvrant de toiles qui servent de toit.




Avons fait une belle et longue visite guidée à travers Valletta et tout autour de l’île.  Avons découvert un pays d’une très grande beauté, d’une richesse remarquable, d’une diversité étonnante. Heureusement, la guide (très cultivée) ne nous a pas donné seulement le nom de toutes les églises qui se trouvaient sur notre chemin (et il y en a plus d’une dans ce pays très très catholique), mais elle nous a aussi raconté à grands traits les 6 à 7,000 (sept MILLE) ans d’histoire qui se sont déroulés ici. Fabuleux! En plus, elle est férue de linguistique et nous a donné plein de précisions sur le maltais, oui, oui, la langue nationale ici!, qui serait une langue «fortement sémitique», avec des influences successives du romance, de l’arabe et de l’anglais. Une langue reconnue officiellement, qui compte ses écrivains, ses poètes, ses traducteurs. Mes ami-e-s linguistes auraient été ravies d’apprendre que les «g» doivent être glissés et les «k» prononcés tch (comme T'ai chi).

6000 ans à se défendre, ça donne des centaines de forteresses!


des murets de pierre sèche







Bon. Je vous épargne les Phéniciens, les Romains, l’Ordre des chevaliers de St-Jean (ceux qui ont fondé des hôpitaux et l’ambulance qui porte leur nom) au Moyen-Âge, Napoléon qui a pillé des églises, les Anglais qui sont venus chasser Napoléon et qui ont régné sur Malte jusqu’à l’indépendance en 1964. Juste un mot sur St-Paul qui aurait échoué ici, en route vers Rome, sur cette petite île qui porte son nom depuis lors, évidemment! Il y aurait même une relique de son bateau, attestant de la véracité de cette histoire, que St-Luc, évangéliste (et médecin) aurait racontée, lui qui suivait St-Paul sur un autre bateau. (Dans mon enfance, St-Paul, c’est celui qui était tombé de son cheval, me semble-t-il. Ici, il y a plein de jolis chevaux qui tirent des calèches et St-Paul a une histoire de bateau plutôt …)


L'ile où St-Paul s'échoua.
Derrière, c'est la Calypso, d'où Ulysse entendait le chant des syrènes...

Joséphine nous a aussi parlé d’agriculture, de productions industrielles, du régime politique. République, démocratie parlementaire, représentation proportionnelle au Parlement. Sur des terres dont la couleur varie selon la teneur en chaux (limon), il pousse plein de choses, dont des olives (pour l’huile), des raisins (pour le vin), des patates (ils en exportent même en Allemagne – kartofel), des caroubiers (St-Jean Baptiste se serait nourri de caroube pendant sa traversée du désert – ça remonte à loin, le goût du chocolat dans la famille!!!). Les Maltais exportent aussi des produits pharmaceutiques et informatiques – deux secteurs assez payants, n’est-ce pas!
D’ailleurs, ce pays est riche, très riche! Ça se voit, même dans les quartiers pauvres, les villages de pêcheurs ou dans ce qu’on pourrait appeler l’arrière-pays, c.a.d. les terres à l’intérieur de l’île, éloignées du bord de la mer. Il n’y a pas de clôture ici, seulement des murets de pierre sèche, c.a.d. érigés sans mortier. C’est le petit gravier qui se sédimente avec le temps et qui donne à ces constructions une solidité supérieure au ciment.  


Marsaxlokk : un village de pêcheurs


au petit marché : huile d'olive et liqueur de pommegrenade


Carrefour au centreville






Bref, nous avons beaucoup beaucoup appris aujourd’hui sur cette île dont nous ignorions qui l’existence, qui la situation précise en Méditerranée, jusqu’à ces dernières semaines. J’adore ce côté-là de la croisière, qui nous fait débarquer sur un sol totalement inconnu et faire mille découvertes en peu de temps. Comme si tout un univers se révélait soudain à nous, tout d’un coup, là où il n’y avait qu’ignorance auparavant.  Bien sûr, il s’agit d’une connaissance très superficielle, très parcellaire et probablement éphémère, mais quand même! Ça laissera des traces, c’est certain, au moins autant que les photos.

deux vraies touristes ...


... de retour au bateau!


P.S. Demain, promis, je serai moins bavarde à propos de la Sicile!
P.S.2 – Ça serait chouette de recevoir des commentaires de temps à autre, histoire de savoir si vous nous lisez et si ça vous plaît! Merci à l’avance si vous avez le temps de faire un tout petit effort!

jeudi 21 octobre 2010

Jour 12 - En mer sur le Westerdam

Journée de navigation et de «stationnement» en mer. La distance étant très faible entre Corfou, notre escale d’hier, et l’île de Malte, que nous visiterons demain, le bateau avance à très faible vitesse et a même fait un arrêt (une pause à l’ancre) en pleine mer tout l’après-midi.
l'atrium --  l'escaliker central située à «Deck 3, Deck 2 and Main Deck midship»

la piscine du lido en des moments plus tranquilles qu'aujourd'hui


notre «stateroom» 6049


un jeu d'échecs géant!
 On en profite pour vous faire visiter un peu le bateau : la piscine, l’atrium (sorte de place centrale) notre chambre, et, tout spécialement pour nos amour-e-s, les petits animaux en ratine qui se retrouvent chaque soir sur notre lit. Il y en a un pour chacun-e … avec des bisous des grands-mères xxxoooxoxoxo!


un papillon pour Jules



un paon pour Marine



un éléphant pour Colin



un petit chien pour Romane



et un cygne (?) pour les parents!

Toutes sortes d'activités au programme pour amuser la galerie : conférence, cours (de cuisine, d'informatique), concours au bord de la piscine, disco, bbq, casino, bingo mais aussi une marche en appui à la recherche pour vaincre le cancer du sein :

 
... de quoi se rappeler qu'il faut profiter de la vie pendant qu'on a la santé!